M. Abdelaziz Bouteflika a été réélu Président de la  République pour un troisième mandat avec 12.911705 de voix, soit une majorité  de 90,24% des suffrages exprimés lors du scrutin du 9 avril, a annoncé le 10 avril dernier  le ministre d'Etat, ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales, M. Noureddine  Yazid Zerhouni.  Il est suivi de Mme Louisa Hanoune avec 604258 de voix, soit 4,22% , MM. Moussa Touati 330570 de voix soit 2,31 %, Djahid Younsi 176674 voix  soit 1,37 %, Ali Fawzi Rebaïne 133129 voix soit 0,93  % et enfin M.Mohamed  Said avec 132242 voix soit 0,92 %, a précisé M. Zerhouni dans une conférence  de presse.

10 avril 2009      

 

Le coordinateur de la Commission politique nationale  de surveillance de l'élection présidentielle (CPNSEP), M. Mohamed Téguia, a  souligné, hier à Alger, que l'élection présidentielle du 9 avril s'est déroulée dans un climat empreint d'"intégrité, de démocratie et de transparence", ajoutant  qu'aucun recours n'a été adressé à la commission sur le déroulement du scrutin.         
"L'élection présidentielle s'est déroulée dans un climat empreint de  transparence, d'intégrité et de démocratie, depuis le début de la campagne électorale  jusqu'au jour du scrutin", a précisé M. Téguia lors d'une conférence de presse,  animée au lendemain de l'annonce des résultats préliminaires.         
La Commission n'a reçu "aucun recours provenant des candidats ou de  leurs représentants sur le déroulement du scrutin, a-t-il, en outre, ajouté.         
"Si des recours sont formulés, après l'annonce des résultats, ils doivent être déposés au niveau du Conseil constitutionnel et non pas auprès de la commission",  a tenu à préciser M. Téguia.         
S'agissant des missions de la commission, M. Téguia a salué "les grands  et importants efforts" qu'elle a déployés pour garantir le déroulement du  scrutin dans un climat empreint "de liberte et de la neutralité "de l'administration,  rappelant la mobilisation de tous les moyens nécessaires pour garantir sa tenue  dans "de bonnes conditions".         
Il a rappelé en outre que les membres de la commission, dont le nombre  est évalué à près de 40.000, ont suivi de prés la campagne électorale des six candidats et de leurs représentants.         
Il a également souligné que cette campagne "s'est tenue dans un climat  empreint de "démocratie et de liberté d'expression", en dépit de quelques rares  contestations et demandes d'intervention, exprimées verbalement, pour la plupart.         
Il a rappelé, dans ce contexte, que toutes les mesures ont été prises  par la CPNSEP pour lever les entraves qui pouvaient, selon lui, affecter  la crédibilité du scrutin.        
M. Téguia a, par ailleurs, salué "la grande affluence des citoyens vers  les bureaux de vote pour accomplir leur devoir citoyen en toute liberté".         
La commission tient actuellement des réunions en vue d'élaborer un rapport  général d'évaluation du déroulement du scrutin, a-t-il enfin indiqué.

Le chef de la mission d'observation de la Ligue arabe : «Organisation irréprochable du scrutin»

Le chef de la mission d'observation de  la Ligue arabe pour l'élection présidentielle, M. Chadli Nefati, a relevé  le jour du scrutin, qu'une organisation "irréprochable" et un "climat serein" marquent le déroulement du scrutin.          
M. Nefati a indiqué, dans une déclaration à la presse, en marge de sa visite au Centre international de presse (CIP) que les observateurs ont eu plusieurs contacts avec des responsables algériens et des organisateurs   de cette consultation électorale.         
Il a, en outre, ajouté que les membres de la mission qu'il préside se sont également entretenus avec les représentants de certains candidats et visité   plusieurs centres de vote à Alger où ils ont eu à constater "une organisation irréprochable dans l'ensemble des bureaux", a-t-il affirmé.           
"Aucune irrégularité n'a été relevée", a-t-il assuré, saluant par ailleurs  "les facilités" accordées à sa mission pour l'accomplissement de ses taches.  Il a, par ailleurs, souligné qu"'une affluence importante" a   été constatée lors des déplacements qu'ils ont effectués.           
"Nous pouvons dire jusqu'ici, que le déroulement du scrutin se passe   dans la sérénité et la régularité", a affirmé M. Nefati qui espère le voir se   "poursuivre sur la même lancée jusqu'à sa clôture".          
Il a, d'autre part, souligné que les observateurs tiennent à   assister à l'opération électorale dans les bureaux de vote au niveau des communes   et des wilayas et à suivre le scrutin jusqu'à l'annonce des résultats.

Proclamation des résultats définitifs dans les 10 jours par le Conseil constitutionnel

Les résultats définitifs de l'élection présidentielle du 9 avril seront proclamés par le Conseil constitutionnel dans les dix jours suivant la date de la réception des procès-verbaux des commissions électorales de wilaya, conformément à la loi électorale.    
"Le Conseil constitutionnel proclame les résultats définitifs de l'élection présidentielle au plus tard dans les dix jours, (à partir) de la date de réception des procès-verbaux des commissions électorales de wilaya, prévues à l'article 11 de la présente loi", stipule la loi électorale en son article 118.    
Les travaux de la commission de wilaya "doivent être achevés au plus tard le lendemain du scrutin, à douze heures", dispose la même loi.    
Selon les précisions de cette loi, la commission électorale communale procède au recensement des résultats obtenus au niveau communal tandis que la commission de wilaya est chargée de centraliser les résultats des communes et de procéder au recensement final des votes.

Réconciliation nationale, développement et jeunesse : 3 priorités du Président

Dans la déclaration qu’il a faite, vendredi dernier, juste après l’annonce des résultats de la présidentielle par le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, le Président de la République a évoqué la feuille de route pour le prochain quinquennat. Simple dans son énoncé, le programme ficelé pour l’étape à venir sous tend des objectifs d’autant plus stratégiques que tout le poids de l’Etat sera mis sur la consolidation des acquis engrangés à l’ombre de deux mandats  entièrement  investis dans la restauration de la sécurité, de la stabilité, de la remise en marche de l’économie nationale ainsi que l’amélioration de l’efficience des institutions de l’Etat. Les actions à entreprendre s’articulent, comme souligné par le Président de la République , sur « une politique d’encouragement des investissements, d’accroissement des capacités de production nationale, de résorption du chômage et de lutte contre tous les fléaux ». Cette démarche s’inscrit en fait dans le droit fil de la politique prônée par le Chef de l’Etat, laquelle a porté le pays à maturation et balisé ainsi le terrain à la mise en œuvre d’une stratégie de parachèvement d’un programme multidimensionnel au relent social indéniable. Le programme présidentiel pour les cinq années à venir est consistant et ambitieux. Mais sa mise en œuvre ne suscite aucune appréhension d’autant plus que l’Algérie de 2009 est confortablement assise sur des atouts majeurs consistant en une base économique solide, une cohésion sociale avérée,  une conjoncture favorable et le tout conforté par une volonté politique réaffirmée de booster le développement sociopolitique du pays.  L’Algérie a les coudées franches pour prendre en charge son développement et ses ambitions stratégiques.
Cela ne relève pas de la démagogie. Après près de dix ans d’investissement public massif, le pays ne tarit pas de moyens, ni d’idées aussi. La stratégie industrielle  qui sera mise en œuvre est porteuse de toutes les perspectives, parce que tenant compte des éventuels effets de conjoncture et en tirant les leçons de la crise économique mondiale. Dans ce contexte l’Etat n’a pas perdu de vue le rôle considérable que peut jouer le potentiel financier et économique national dans la réponse aux objectifs pour la résorption du chômage. C’est sous cet angle qu’on apprécie le soutien  marqué de l’Etat  aux entreprises publiques activant dans les créneaux stratégiques à l’image de celui de la pétrochimie, de l’industrie pharmaceutique, ainsi que l’agroalimentaire et le bâtiment.  Il en est évidemment de même pour le système financier public et privé, lesquels bénéficient d’un appui technique.  C’est autant dire que le cap est mis sur une gouvernance au diapason de la norme, et  à même de garantir le développement humain de l’Algérien. Le quinquennat qui s’annonce consacrera à son aboutissement le bien être du citoyen dans une Algérie prospère.