Le
Président de la République, M.
Abdelaziz Bouteflika a
prononcé hier à l’occasion de
la fête de l’indépendance une
allocution au siège du ministère
de la Défense nationale où il a
présidé la cérémonie de remise
de grades aux officiers supérieurs
de l’ANP.
En voici la traduction APS de l’allocution :
“Au
nom de Dieu le Clément, le Miséricordieux
Que le salut de Dieu soit sur Son
Prophète, sa famille et ses
compagnons jusqu’au jour
dernier.
Djounoud,
sous-officiers, officiers de
l’Armée nationale populaire,
Algériennes,
Algériens,
Peuple
algérien glorieux,
Nous célébrons, en ce jour mémorable,
une date chère à nos cœurs,
le 44e anniversaire du
recouvrement de l’indépendance
nationale ainsi que la fête de
la Jeunesse
, cette couronne de lauriers que
la jeunesse avant-gardiste avait
posé sur la tête du pays.
Une jeunesse avant-gardiste qui
avait été l’énergie créatrice
et qui avait fait siens les préoccupations
et les rêves de tout un peuple,
allumant la flamme de la résistance,
génération après génération,
et inscrivant en lettres de sang
et de feu, sacrifices et actes
d’héroïsme depuis que les
envahisseurs ont foulé le sol de
cette terre bénie le 5 juillet
1830, jusqu’à ce que la résistance
atteigne son apogée et
s’illustre dans l’une des plus
grandes épopées de tous les
temps.
Ce fut l’épopée de la
glorieuse Révolution de Novembre
qui a éclairé les sentiers de la
liberté sacrée pour guider un
peuple héroïque, qui a longtemps
enduré les années de braise et
d’oppression et combattu avec
courage les campagnes de
destruction et d’extermination,
sacrifiant ce qu’il avait de
plus cher.
Un peuple dont la lutte a abouti
à la fin de l’occupation inique
et odieuse en recouvrant sa
souveraineté et son indépendance
le 5 juillet 1962.
A l’occasion de la célébration
de la fête de l’indépendance,
nous ne manquerons pas de rappeler
une date tout aussi chère à nos
cœurs que nous évoquerons dans
quelques jours, celle du double
anniversaire d’un jour
prestigieux dans l’Histoire de
la lutte nationale, le 20 août
1955, journée du Moudjahid qui coïncide
cette année avec la célébration
du cinquantième anniversaire du
congrès de
la Soummam
qui s’est tenu le 20 août
1956.
Ce fut un évènement marquant
dans le processus de développement
des structures de la guerre
de Libération. Il permit
d’unifier les vues, les moyens
et les efforts, de les organiser
et de les mobiliser selon une
conception stratégique, dont
l’aboutissement fut la victoire
éclatante.
La célébration du 5 juillet nous
offre l’opportunité de
renouveler le serment fait aux
chouhada d’hier et
d’aujourd’hui, de nous
recueillir avec humilité à la mémoire
de ceux qui ont honoré leur
engagement envers Dieu et le pays.
Des sœurs et des frères qui
demeurent vivants dans nos cœurs
et dans nos esprits, tels
une âme pure qui flotte dans le
ciel de mon pays sacralisant la
liberté, la concorde et la paix
et qui enrichit la terre de mon
pays de bienfaits et de prospérité.
C’est assurément une occasion
sans nulle pareille qui nous donne
la latitude d’accomplir le
devoir de reconnaissance, de fidélité
et de glorification des héros de
l’Algérie qui ont irrigué, de
leur sang, cette terre en perpétuelle
révolte qui ne s’est jamais tue
ni pliée devant un occupant étranger
ou un tyran. La terre des hommes
libres, descendants des rois
courageux de Numidie, des enfants
de l’Emir Abdelkader et de Lalla
Fatma N’soumer qui ont livré
combat, avec courage et détermination,
à l’injustice et à
l’humiliation, qui ont protégé
le droit et la justice avec force
et porté haut le nom de l’Algérie,
tel un emblème hissé depuis la
nuit des temps.
Cette terre était et restera une
citadelle de la liberté et de la
paix, un espace de dialogue
et d’interaction
civilisationnelle et un pôle de
rayonnement et de tolérance pour
l’humanité.
Tout en nous emplissant de
sentiments de fierté et
d’orgueil pour nos gloires et
notre geste, cet anniversaire nous
interpelle pour revisiter
l’Histoire, retenir les
enseignements et les hautes
valeurs qui ont imprimé notre
personnalité et notre
glorieuse marche et à laquelle
nous devons rester attachés et
poursuivre les efforts pour sa
concrétisation et son développement
dans nos sociétés.
Notre appel à la célébration et
à la glorification de
l’Histoire nationale, ne
signifie point l’incitation au
repli sur soi et à la régression
ni à l’immobilisme et
l’inertie. Il n’émane pas non
plus du désir de susciter les
rancœurs et la haine. Le
fait de transcender une période
douloureuse de notre passé ne
signifie pas que nous l’oublions
ou l’effaçons de notre mémoire.
L’Algérie
d’aujourd’hui, 44 ans après
le recouvrement de son indépendance,
possède une vision d’avenir
positive, vit la réconciliation
globale avec soi, avec
l’Histoire et avec autrui et
ouvre une page magnifique de tolérance,
d’amitié, de coopération
et de partenariat basée sur l’égalité
et le respect mutuel et
prometteuse de bienfaits partagés
et de prospérité collective pour
l’humanité tout entière.
L’Histoire ne se répète que
chez les peuples et les sociétés
qui souffrent d’immobilisme et
d’attentisme, spectateurs des
mutations que connaît la
civilisation humaine qui s’opèrent
à une vitesse vertigineuse telle
une machine qui emporte tout
sur son passage.
Le monde auquel nous aspirons et
œuvrons inlassablement à
contribuer positivement à sa
conception et à sa marche et que
nous ne voudrions pas qu’il
s’accomplisse sans nous ou à
notre détriment, est un monde aux
dimensions interactives et
complémentaires où l’avenir
rejoint le passé à travers un présent
vital.
Nous œuvrons à des lendemains
prometteurs et prospères qui se réaliseront,
par
la Grâce
de Dieu, partant de notre réalité
présente avec ses données exogènes
et endogènes sans toutefois
renier notre passé et notre
patrimoine. La formidable jeunesse
de mon pays qui n’a pas subi
l’enfer colonial et n’a
pas connu l’étape de
reconstruction de l’Etat indépendant
dans les années 60 et 70 du siècle
dernier, est en droit de savoir
que le recouvrement de
l’indépendance nationale, dont
elle jouit aujourd’hui, n’était
ni un don ni une concession de
l’innommable occupation.
C’était une victoire arrachée
et méritée, au prix de lourds
sacrifices pendant 132 ans de
souffrances et de résistance, une
victoire obtenue au moyen de
la plume et des armes, du verbe et
des balles, sacrifiant sur
l’autel de la liberté des
millions de chouhada, faisant des
millions de détenus et de
sans-abri, des millions de sinistrés,
d’orphelins, de veuves et de déplacés.
Tout comme l’on ne saurait
oublier ceux qui ont combattu sur
les fronts de la mort en Europe et
en Asie, défendant le rêve de la
liberté et de la dignité
humaines ainsi que les émigrés,
morts dans leur dur et amer exil,
portant la patrie et la
cause dans leurs cœurs, ceux qui
ont été brûlés et enterrés
individuellement et collectivement
dans l’anonymat le plus total,
sans nom ni adresse, morts en
martyrs, ayant enduré les affres
et mus par leur foi profonde en
leur patrie dans un pays où
les envahisseurs ont semé la mort
et où ni les êtres humains, ni
les arbres ni même les pierres
n’ont échappés à leur
barbarie et à leur destruction.
Le recouvrement de l’indépendance
nationale était la consécration
d’une longue et dure lutte faite
d’horribles souffrances qui ont
été à l’origine de l’une
des plus grandes épopées de libération
dans l’histoire.
Notre jeunesse ne peut qu’être
fière et s’enorgueillir des
exploits de sa glorieuse histoire.
Grand est son besoin d’en tirer
les leçons et les enseignements
ainsi que les valeurs héroïques
nationales et civilisationnelles
dont est nourri le peuple algérien
et qui l’ont aidé à être
grand, solidaire et
victorieux devant les différentes
campagnes d’invasion et
d’extermination qui se sont succédé
à travers les siècles.
La jeunesse algérienne fidèle à
son pays, au fait de son histoire,
consciente et vigilante, refuse
les discours fallacieux que l’école
de l’histoire coloniale tente de
propager. Elle veut écrire pour
nous une histoire erronée, faite
sur mesure, qui exprimerait
ses idées refoulées et son
spectre expansionniste,
justifiant la politique
destructrice, réductrice,
d’ignorance et de dénaturation,
arguant faussement des aspects
positifs et des bienfaits de la
colonisation, consacrant ainsi la
thèse des théoriciens de l’hégémonie
et de l’esclavagisme au
XIXe siècle qui ont prétendu que
la colonisation était investie
d’une mission civilisatrice des
peuples barbares et des sociétés
primitives.
Ils ont tenté avec tous les
moyens de substituer leur culture
à la nôtre, leur langue à la nôtre,
leurs traditions et mœurs aux nôtres,
leur Histoire à la nôtre et aliéner
notre foi par des campagnes d’évangélisation
qui se poursuivent encore.
Ils nous ont habillés de leur
nationalité intruse, usant
d’hostilité et d’animosité,
nous ont imposé des devoirs sans
les droits à des fins inavouées,
nous ont obligés à brandir leur
emblème tricolore, nous ont imposé
leur chant patriotique et nous ont
appris que nos ancêtres étaient
des Gaulois. Ils nous ont exploités,
nous les Français du deuxième
collège, dans leurs guerres, de
Sedan 1870 aux deux guerres
mondiales, jusqu’en Indochine.
Comment appeler donc tout cela?
C’est l’aliénation de la
personnalité algérienne, et
l’assassinat de notre identité.
N’eut été
la Miséricorde
de Dieu pour ce peuple croyant et
authentique et n’eut été cette
flamme inextinguible qui anime
l’Algérien, nous aurions échoué
devant tant de pression et de
complots incessants et nos efforts
auraient été vains.
Par devoir de mémoire, de
conscience, de morale, mais aussi
de civilisation, de justice et de
respect des droits de l’homme et
des peuples, les auteurs des
crimes odieux pendant la
colonisation doivent reconnaître
leurs erreurs et présenter
publiquement des excuses aux
victimes. Leurs actes abjects
doivent être condamnés haut et
fort pour qu’ils ne puissent
plus trouver de prétexte ou de
couverture.
Le moindre des devoirs envers
notre peuple et nos vaillants
chouhada est de réclamer des
excuses officielles d’une nation
dont la Révolution humaine
avait pour slogan (liberté, égalité
et fraternité), d’un Etat qui
doit assumer pleinement ses
responsabilités historiques et démontrer
réellement sa volonté sincère
d’amorcer une nouvelle ère pour
les relations d’amitié, de
partenariat et de respect
mutuel.
Chers
frères et sœurs,
Le legs de la guerre de Libération
fut grandiose et lourd, un legs
sacré à sauvegarder et à
transmettre pour réaliser le
projet d’une société
authentique et avancée,
pour lequel des générations
d’Algériennes et d’Algériens
ont donné leur vie.
Un projet qui était synonyme de
refondation d’un Etat national
capable de concrétiser la libre
volonté du peuple et d’aller de
l’avant pour atteindre les
multiples objectifs de l’indépendance.
Cet Etat séculaire de par son
histoire, affirmé de par sa
civilisation, enraciné dans une
terre où ont émergé et prospéré
des Etats, des royaumes, des
civilisations et des cultures à
travers des siècles immémoriaux.
Ceux-ci ont en fait, un pays
diversifié, fertile et pluriel,
et un peuple digne et fier,
attaché à son identité et à sa
référence civilisationnelle, qui
aspire à un avenir de progrès et
de prospérité.
Dès lors que la volonté des
peuples est volonté de Dieu,
notre peuple vaillant et courageux
qui a fait montre de patience et a
triomphé des terribles épreuves
tout au long de l’histoire, a
pu, en dépit des moyens limités
et des revendications et
priorités multiples, relever le défi
durant des années
difficiles marquées par des réalisations
majeures. Il a été en mesure de
faire face aux retombées de
l’occupation et toute la
destruction des infrastructures et
les préjudices qui en ont découlé.
La stabilité se verra consolidée,
l’unité nationale consacrée,
les fondements de la République
posés, les bases de l’économie
jetés et les droits de l’homme
garantis.
L’Algérie a mené sur le plan
intérieur une bataille de longue
haleine pour édifier un Etat fort
et réaliser un développement
global. Elle s’est également
illustrée à l’extérieur en
accédant à une position
respectable parmi les nations,
grâce à son rôle actif et
positif dans la défense des
causes et droits légitimes des
pays du Sud à leur autodétermination,
au recouvrement de leur indépendance
et à l’édification de leur
Etat national à même de
promouvoir leurs richesses,
de servir leurs intérêts vitaux
et de réaliser la stabilité et
le progrès escomptés.
Après des années dures et
difficiles, marquées par des
crises multiples et des
problèmes divers, le pays se relève
aujourd’hui et reprend sa marche
grâce à la force dont Dieu l’a
gratifié et qui lui a permis de
triompher des forces
obscurantistes et du mal.
Le terrorisme a été vaincu grâce
aux sacrifices de tous les enfants
de notre peuple, à leur tête les
forces de l’Armée nationale
populaire (ANP) et tous les corps
de sécurité qui ont toujours été
le bouclier de la République
démocratique et populaire et le
garant de sa sécurité, de son
unité et de son intégrité.
L’idéologie de l’extrémisme
et de la violence a été défaite
et les valeurs de liberté, de démocratie
et de tolérance, ancrées dans
notre société, ont triomphé.
Les efforts de lutte
antiterroriste se sont poursuivis
avec détermination et
fermeté, tant pour la lutte
contre les retombées directes du
terrorisme que pour le traitement
des causes du déséquilibre, de
l’animosité et de la haine.
Mus par notre souci de renforcer
la paix et la solidarité
sociale, nous avons adopté la
politique de concorde civile que
la majorité écrasante du peuple
a plébiscitée. Le peuple aura
ainsi fait montre des plus nobles
valeurs de générosité, de
magnanimité et de civisme qui étaient
siens. Il aura également
exprimé, de la manière la plus
éloquente, sa tolérance et son
esprit de fraternité en adhérant,
dans un merveilleux élan massif,
à la charte pour la paix et la réconciliation
nationale, un second pas franchi
pour sortir de la rude épreuve
qui a frappé notre pays à la fin
du siècle dernier, et accéder à
la volonté du peuple algérien et
à son libre choix, exprimé par
une majorité écrasante lors du référendum
du 29 septembre 2005.
Nous demeurons fermement déterminés
à poursuivre l’application des
lois et la mise en œuvre
rigoureuse des dispositions
relatives à la réconciliation,
nationale et nous comptons, pour
ce faire, sur la collaboration des
différentes institutions concernées,
et sur la compréhension de notre
peuple pour tourner définitivement
une page douloureuse de notre
histoire et nous consacrer à la
poursuite de la réalisation des
grands projets que nous avons lancés
depuis plusieurs années dans différents
secteurs. Il s’agit en effet de
mobiliser et d’orienter
toutes nos potentialités vers la
réalisation des meilleures
performances possibles car c’est
seulement ainsi que serons en
mesure de répondre aux attentes
de notre peuple en termes de progrès
et de prospérité et d’occuper
une place honorable dans le
concert des nations.
Chers
compatriotes,
Grande est ma foi en la volonté
infaillible de notre peuple qui a
toujours été fidèle à ses
promesses et à ses engagements en
nous faisant l’honneur, par deux
fois, de nous investir de sa précieuse
confiance et en plébiscitant, par
conviction et en toute loyauté,
les démarches que nous avons
entreprises.
Ensemble, nous poursuivrons, avec
l’aide d’Allah le
Tout-Puissant, nos efforts sincères
pour parachever la mise en œuvre
du programme de renouveau et de développement
global, initié depuis quelques
années et qui se propose
essentiellement de moderniser les
institutions de la République,
d’enraciner la culture démocratique,
consacrer la bonne gouvernance à
tous les niveaux de la société,
consolider les fondements de l’Etat
de droit et de justice sociale et
promouvoir l’économie dans la
perspective d’une intégration
positive à la mondialisation.
Il s’agit également de replacer
notre pays dans la position qui
lui sied au plan international, développer
des relations d’amitié et de
partenariat fructueux sur la base
du respect mutuel et de la coopération
équitable dans un monde multilatéral,
solidaire et tolérant.
Depuis 1962, l’Algérie a réalisé
de grandes avancées en matière
d’édification de l’Etat et de
la société. Ces réalisations
demeurent toutefois en deçà des
lourds sacrifices que le peuple a
consentis. Elles ne sont pas à la
hauteur des aspirations du peuple
au progrès et à la prospérité
et ne reflètent guère les
potentialités que le pays recèle
ni la place qu’il occupe.
C’est une entreprise laborieuse
et de longue haleine que d’édifier
l’avenir dont nous rêvons, car
il s’agit en fait de nous
affirmer dans un monde qui connaît
de plus en plus de pressions, de
dangers et de défis. Nous devons
donc de consentir davantage
d’efforts et de sacrifices,
mobiliser toutes nos capacités
et potentialités, pallier les
insuffisances et corriger
les erreurs passées.
Un développement global et
durable maîtrisé qui tient
compte des capacités et des
priorités constitue le gage de
notre succès dans la relance de
notre société qui pourra
ainsi surmonter les séquelles de
la colonisation, sortir du sous-développement,
rattraper le retard cumulé
pendant les longues années
de l’épreuve difficile que nous
avions vécue et se libérer enfin
de l’étau de la dépendance
pour arriver au niveau atteint par
les nations développées.
Dans cette perspective, nous
avions dès notre premier mandat
adopté un ambitieux programme de
relance économique qui a englobé
différentes régions du pays et
touché les secteurs vitaux de
l’enseignement, de la formation,
de la santé, de l’habitat, de
l’eau, de l’agriculture, des
transports, des télécommunications,
des travaux publics et autres.
Le pays a été transformé en un
immense chantier dont le bilan fut
positif et encourageant et a
contribué à la consolidation des
infrastructures et des
services, au développement des
outils de production, à
l’encouragement de
l’investissement et à la
promotion des conditions sociales.
Tout le mérite de ces efforts
aura été de favoriser le rétablissement
de la confiance du citoyen en
lui-même, en son Etat et en son
avenir et de permettre à la
jeunesse de renouer avec
l’espoir.
Après que notre pays eut récupéré
ses ressources vitales et
dans le but de finaliser le
processus de renouveau et de développement
pour réaliser les objectifs fixés,
nous avons initié un programme
complémentaire de soutien au développement
(2005-2009) pour lequel une
enveloppe financière de
l’ordre de 60 milliards de
dollars a été allouée.
Un programme qui repose sur cinq
principaux axes : l’amélioration
des conditions de vie, le développement
de l’infrastructure, le soutien
à la croissance économique, la
modernisation du service public et
la promotion des technologies de
la communication.
Pour nous assurer que les efforts
de développement profitent à
tous les citoyens, y compris dans
les régions éloignées et isolées,
nous avons procéder à l’aménagement
de vastes zones du territoire
national pour drainer davantage
d’investissements et renforcer
les capacités économiques du
pays. A cet effet, un
programme complémentaire de
soutien au développement du Sud
et un autre pour le développement
des Hauts plateaux ont été mis
en place portant à 100 milliards
de dollars le montant de
l’enveloppe budgétaire publique
allouée à l’investissement
durant notre deuxième mandat.
Conscients du poids de la dette
sur le processus de développement,
nous avons amorcé, à la faveur
de l’aisance financière dont
jouit le pays, un traitement de
fond de ce dossier, comptant, pour
ce faire, sur les bonnes relations
de coopération unissant l’Algérie
à ses partenaires et aux
institutions financières
internationales. Nous sommes ainsi
parvenus à la reconversion
d’une partie de cette dette en
investissements et au
remboursement anticipé, depuis
2004, d’une grande partie
de cette dette. Ces résultats
traduisent le soutien de la
communauté internationale aux réformes
économiques initiées, dénotent
de la crédibilité de l’Algérie
regagnée au plan international et
sont de nature à drainer plus
d’investissements.
Le remboursement de la dette a sérieusement
affecté le Trésor public,
outre qu’il s’effectuait au détriment
du développement et des services
publics. Il avait également pour
effet de restreindre la liberté
d’initiative. L’Etat
s’est trouvé alors contraint de
procéder à un réajustement
structurel sévère, dont
les retombées ont été négatives
sur le front social.
L’Algérie a, en effet, procédé,
de 1986 à 2005, au remboursement
de quelque 114,5 milliards de
dollars dont 82,5 milliards de
dollars de principal et 32
milliards d’intérêts. Notre
dette extérieure est passée de
30,47 milliards de dollars
en 1998 à 12 milliards de dollars
à la fin mai 2006.
Nous œuvrerons de manière à la
réduire à son plus bas niveau
avant la fin de l’année pour en
finir définitivement dans un
proche avenir. Une démarche qui
favorisera la consolidation des
grands équilibres de l’économie
et libérera cette dernière
de la dépendance financière étrangère.
L’accroissement des réserves de
change a contribué au maintien du
rythme de croissance qui a dépassé
les 5% durant les cinq dernières
années. Le PIB est, quant à lui,
passé de 54,2 milliards de
dollars en 2000 à 102,4 milliards
de dollars en 2005.
Nous avons bien évidemment renoncé
à tout emprunt étranger,
comptant exclusivement sur nos
potentialités nationales dans la
mise en œuvre de nos
programmes de développement. Nous
avons, bien sûr, encourager le
partenariat et les investissements
étrangers qui trouveront toutes
les facilités réglementaires et
les garanties juridiques
susceptibles d’aplanir les
difficultés et de réunir les
conditions favorables à une large
et riche activité productive où
seuls priment le
professionnalisme et la qualité
conformément aux normes et systèmes
internationaux en vigueur.
Concitoyens,
concitoyennes,
La
véritable indépendance pour
toute nation est dans sa capacité
à gérer ses richesses, à
optimiser ses potentialités, à
diversifier ses ressources et à répondre
à ses besoins essentiels. Elle
doit gagner le plus grand degré
d’autosuffisance, d’équilibre
et de sécurité, seuls garants de
son autonomie et de sa souveraineté
en la préservant de toute forme
de pression et de chantage.
Dieu le Tout-Puissant a gratifié
notre pays d’intarissables
richesses naturelles et l’a doté
de ressources humaines, en grande
partie de jeunes, de compétences
scientifiques et de potentialités
vitales. Aussi est-il inconcevable
que notre économie reste
tributaire de nos seules richesses
pétrolières.
Il ne sied point de parler de sécurité
stratégique pour notre nation,
alors que nous sommes encore dans
l’incapacité d’assurer une
partie importante de notre sécurité
alimentaire, industrielle,
culturelle, technologique ou en
matière de médicaments, et
encore moins lorsque nous comptons
essentiellement sur l’étranger
par des importations en hausse
d’année en année pour
lesquelles nous consacrons
d’importants revenus tirées de
nos exportations en pétrole et en
gaz, principales ressources extérieures
pour ne pas dire les seules.
Un développement global durable
ne saurait, en aucun cas, demeurer
tributaire d’une seule et unique
richesse. Le succès et la pérennité
de toute entreprise de développement
ne sauraient être liés à la
fluctuation des prix des produits
énergétiques sur les marchés
internationaux. Nous devons préparer
l’ère post-pétrole et
rationaliser l’utilisation de
nos richesse et potentialités
dont nous disposons aujourd’hui
pour assurer un lendemain meilleur
aux futures générations.
Dans cet esprit, l’Etat a adopté
des politiques d’encouragement
et de diversification d’activités
productives dans plusieurs
secteurs en allouant
d’importantes enveloppes financières
au titre du programme de relance
économique et du fonds d’emploi
de jeunes.
Cependant, les résultats
demeurent insatisfaisants et bien
en deçà de nos ambitions et de
nos capacités. Les chiffres des
importations sont toujours en
hausse alors que les exportations
hors hydrocarbures restent figées
et incapables de s’imposer
dans un marché concurrentiel, ni
de surmonter des contraintes
bureaucratiques de structures
administratives incompétentes et
largement dépassées par les
mutations internes et externes en
cours.
La réduction graduelle de la dépendance
des hydrocarbures s’impose mais
elle ne saurait se réaliser que
par l’élargissement et la
diversification de la production
agricole, industrielle et de
services et la valorisation des
activités productives seules à même
de garantir la plus grande
couverture possible des besoins
nationaux.
Je ne manquerai pas, à ce titre,
également de souligner l’impérieux
parachèvement des réformes du
secteur des finances et des
banques en vue d’une
meilleure maîtrise de
l’affectation et de la gestion
des fonds publics et pour
permettre à ce secteur
d’assumer pleinement son rôle
dans le financement des projets
d’investissement, la relance de
la production et
l’accompagnement des initiatives
privées, notamment celles des
jeunes en faveur de l’émergence
d’une nouvelle génération
d’opérateurs professionnels
qualifiés.
Chers
frères et sœurs,
L’Algérie,
pays riche en ressources
naturelles et humaines, fait face,
toutefois, aux exigences d’une
renaissance ardue et d’un développement
global qui requièrent à la
fois d’immenses potentialités
scientifiques et technologiques
dans les domaines du management et
de la gestion, et la maîtrise des
outils de production et du
marketing. Cela nous amène à évoquer
la question du développement
humain, une priorité pour notre
pays, une préoccupation particulière
pour nous.
Convaincus que l’Homme est la
pierre angulaire de tout édifice
civilisationnel, nous nous sommes
fixé comme objectif premier dans
les plans de développement,
le bien-être du citoyen algérien,
l’amélioration de son niveau de
vie et la promotion de son
environnement socio-culturel, en
lui garantissant les exigences
essentielles d’une vie digne qui
l’habilite à s’élancer et à
contribuer positivement à
l’édification de sa nation et
à bâtir un avenir prometteur.
Depuis l’aube de son indépendance,
l’Algérie n’a eu de cesse de
s’investir foncièrement dans la
démocratisation de l’éducation
et de la formation. Elle œuvre
aujourd’hui inlassablement à opérer
une mutation qualitative de son
système éducatif, en
garantissant la mise en place des
conditions matérielles et pédagogiques
les plus adaptées à la prise en
charge d’une population scolarisée
dépassant les huit millions d’élèves
(soit 25% de l’ensemble de la
population du pays), outre
un effectif d’encadrement et
d’étudiants de l’enseignement
supérieur frôlant le million.
L’Etat a entamé la réforme des
secteurs de l’éducation et de
l’enseignement supérieur,
technique et professionnel, une réforme
dont nous nous empressons de
voir les résultats tant notre
attente a été longue. Une réforme
que nous voulons à la fois
globale et utile, qui met en
valeur les prédispositions
d’innovation, de recherche et de
créativité de nos enfants, dans
un contexte économique résolument
tourné vers la science et la
technologie, une réforme qui
s’ouvre sur les cultures
universelles et les langues étrangères,
sur l’approfondissement des différentes
spécialités scientifiques, soit
les sciences humaines, l’économie,
la médecine,
l’architecture, l’agriculture,
l’informatique, la physique,
l’astronomie, les énergies
renouvelables, etc..
La démocratisation de
l’enseignement adoptée par l’Etat
algérien se veut un choix
stratégique qui ne doit nullement
focaliser nos efforts autour de
l’agrégat quantitatif, au détriment
de la qualité et du niveau adapté
aux besoins de la société et de
l’époque. L’Etat qui affecte
annuellement des milliards
de dinars au profit de ce secteur,
ne compte point se dérober à ses
engagements, sans cesse
croissants. Nous ne sommes pas
sans savoir que le progrès social
a atteint une étape cruciale,
notamment, dans un contexte
d’une mondialisation exigeante
en termes d’expertise, de compétences
et de spécialisation. Nous sommes
inéluctablement appelés à
concilier l’équation complexe
entre les contraintes de la
quantité et les exigences de la
qualité.
Nous attendons de nos établissements
scolaires et de formation une
forte adhésion au contexte des
mutations historiques que connaît
le pays et un apport positif à la
bataille du développement. Cela
nous impose la nécessité
d’harmoniser entre les
politiques de la formation et de
l’emploi, tenant compte de la
qualification supérieure et de la
formation spécialisée qui
doteraient la nation en compétences
avérées et productives, au lieu
des pseudo-lettrés qui, au mépris
des métiers nobles, cumulent
paradoxalement l’incapacité de
maîtriser les connaissances et
techniques de pointe, voire
d’assumer les responsabilités
de la direction et de la
gestion.
Nous évoluons dans une nouvelle
époque ahurissante qui ne reconnaît
que les détenteurs du sésame des
sciences, les tenants de
l’instrument de la domination.
C’est de notre adhésion à la
compétition civilisationnelle
ardue que dépend notre devenir,
en édifiant un socle scientifique
et technique solide reposant sur
des compétences humaines qualifiées
et honnêtes, que l’Etat se doit
d’entourer dûment de sa
sollicitude, et ce, en réunissant
les conditions idoines à même de
leur permettre de s’acquitter
pleinement et efficacement de
leur noble mission, tout en
soulignant l’importance de la
valorisation de la science et des
scientifiques, et de la
consolidation de la place des établissements
scolaires, scientifiques et de
recherche au sein de la société,
tant ces structures méritent
soutien et considération de tout
un chacun.
Chères
sœurs, chers frères,
La célébration de la fête de
l’Indépendance ne prend toute
sa signification qu’à
travers la poursuite des efforts
en vue d’éradiquer les causes
du sous-développement et ses différentes
formes qui subsistent encore dans
notre société. Des efforts
soutenus contre l’analphabétisme,
l’ignorance, les maladies et les
esprits sclérosés.
Il s’agit également de faire
face aux maux sociaux étrangers
à notre société comme le fléau
de la drogue qui commence à
prendre de l’ampleur dans le
milieu juvénile. Des poisons qui
nous viennent de l’extérieur de
nos frontières avec leur lot de
mort, de dépérissement et de
perte, détruisant les capacités
physiques, intellectuelles et
spirituelles créatives d’une
jeunesse aux rêves
ambitieux. Une jeunesse qui a
grand besoin de celui qui prend
soin d’elle, l’encadre,
exploite ses talents, renforce sa
confiance en elle-même,
apprécie ses choix et l’aide à
réaliser son intégration
positive dans la société.
L’Etat ne fuira pas ses
responsabilités envers ses
citoyens, en matière de
protection, d’orientation, de
formation et d’emploi.
Il ne ménagera non plus aucun
effort pour la lutte contre ce fléau
meurtrier étroitement lié
aux réseaux terroristes et à la
criminalité internationale
organisée, lutte qui requiert la
mobilisation des efforts de toutes
les parties concernées.
Le civisme n’est pas synonyme
d’équipements importés pour
s’en vanter ou de marchandise
acquise pour les besoins de la
consommation.
Il est plutôt la résultante de
la capitalisation des actes
civilisés du citoyen, étant le
principal fondement de toute société
développée.
Le civisme est une vision commune
éclairée, une pensée
scientifique, un comportement
moral et responsable : un citoyen
attaché aux constantes et aux
priorités de la nation, dans le
respect de la loi et des
institutions de
la République. Un
citoyen libéré de la faiblesse,
du négativisme, du fatalisme
du clientélisme et qui rejette
l’anarchie, la fitna et toutes
les formes de corruption, pillage,
trafic et sabotage.
Voilà pourquoi j’exhorte la
jeunesse algérienne montante à
s’imprégner des hautes valeurs
de la science, du patriotisme et
de la vertu. Nulle instruction
n’est bénéfique sans une bonne
éducation, ni aucune maîtrise de
la technologie ou une industrie
mondiale sans une identité
nationale attachée à ses références
doctrinales et civilisationnelles,
qui s’enorgueillit de son passé
tout en portant son attention sur
l’avenir et agit positivement
par rapport à son présent.
C’est dans cette optique, et
pour consolider les constantes de
l’identité nationale et
l’ouverture sur ce qu’elle recèle
comme richesse culturelle et
civilisationnelle à la fois
diversifiée, plurielle et cohérente
dans une unité où les dimensions
de l’amazighité, de l’arabité
et de l’islam sont
indissociables, que nous avons œuvré
à la consécration de la langue
amazigh comme langue nationale.
Langue que nous avons œuvré à
promouvoir tout en réitérant
notre détermination à
poursuivre la promotion de la
culture amazigh qui constitue une
partie intégrante de la culture
nationale dans sa profonde
diversité et ses multiples
dimensions et que nous n’hésiterons
pas à protéger et à soutenir
pour en faire un message de
créativité et de rayonnement qui
contribue au triomphe du pays et
lui redonne la place qui est la
sienne dans le concert des nations
développées.
Chères
sœurs, chers frères,
La
politique de concorde civile et de
réconciliation nationale a
contribué à renforcer la sécurité
et à élargir l’espace des
libertés fondamentales. Elle a
consacré le caractère démocratique
qui a consolidé le respect du
principe de la séparation des
pouvoirs, a assuré un meilleur
exercice du droit du peuple algérien
de choisir souverainement ses représentants
à tous les niveaux à travers des
élections pluralistes, libres et
honnêtes, aussi bien lors des élections
locales que législatives et présidentielles.
Il revient au peuple, maître de
son destin, d’opérer des choix
judicieux au sujet de ses représentants
lors des différentes élections.
Les autorités suprêmes ne
doivent pas, par conséquent, être
tenues pour responsables de ce qui
pourrait découler d’un mauvais
choix lors des échéances locales
ou nationales.
Notre foi en la démocratie en
tant que choix irréversible
demeure intacte, en dépit des
conséquences de la décennie
noire et de l’épreuve du
terrorisme barbare qui a frappé
le pays de plein fouet. En dépit
de tout cela nous sommes
parvenus à nous adapter aux
mutations internationales. Nous
avons encouragé la création
d’organisations
non-gouvernementales et aider à
leur promotion dans les différents
domaines, convaincus qu’une société
civile consciente et active
est un partenaire indispensable et
utile à l’Etat dans la prise en
charge des problèmes de la
société et un cadre idoine qui
reflète la volonté du peuple, et
les compétences de sa composante
et de son élite.
Nous avons érigé le respect des
droits de l’homme et des libertés
démocratiques et la bonne
gouvernance comme socle
fondamental à l’édification de
l’Etat, principes que les
autorités se doivent de respecter
non seulement vis-à-vis du peuple
algérien, mais aussi envers la
communauté internationale, par
l’adoption et le respect des
traités et autres instruments en
vigueur au plan international,
ainsi que celui des mécanismes
relatifs à l’accord
d’association avec l’Union
européenne ou encore en adhérant
au Mécanisme d’évaluation par
les pairs (MAEP) du Nouveau
partenariat pour le développement
en Afrique.
Le peuple algérien a payé un
lourd tribut pour le recouvrement
de sa liberté. Cette liberté à
laquelle nous restons farouchement
attachés car, convaincus
qu’elle est l’essence même de
la démocratie qui se concrétise
à travers la promotion et la défense
des droits de l’homme, tous les
droits politiques, socio-économiques,
culturels et de l’information.
La préservation des libertés,
notamment la liberté
d’expression, a permis l’épanouissement,
la diversification et le développement
de notre presse qui se prévaut désormais
d’un rôle prépondérant dans
la vie politique à caractère
pluriel, tant au niveau des partis
et des associations, qu’au
niveau du Parlement avec ses deux
chambres ou même le Conseil
constitutionnel qui veille au
respect de
la Constitution. Ceci
nous conduit à affirmer que
l’Algérie est définitivement
passée de la légitimité révolutionnaire
à la légitimité
constitutionnelle.
Mesdames
et Messieurs,
La
réforme des structures et l’Etat
et de leurs missions figure en tête
de nos préoccupations et requiert
davantage d’efforts soutenus et
constants. Cette réforme vise à
doter les institutions de l’Etat
de moyens lui permettant de
soutenir le processus démocratique,
d’ancrer les principes de bonne
gouvernance, de moderniser l’économie
et de consolider l’évolution
sociale à l’effet de relever
les défis des mutations internes
et externes, et de redéfinir la
nature des rapports de l’Etat
avec la société et la sphère économique.
L’objectif de la réforme est également
de généraliser les modes
participatifs de gestion à tous
les niveaux en vue de faire du
citoyen non pas un sujet dépendant,
mais plutôt un partenaire à part
entière dans la gestion des
affaires publiques.
Dès lors que la justice constitue
la pierre angulaire du fondement
de l’Etat de droit et de
justice et de toute pratique démocratique,
la réforme de ce secteur compte
parmi nos priorités, en ce sens
que nous sommes déterminés à
poursuivre sa mise en œuvre et à
parachever les avancées considérables
réalisées en matière de révision
et de mise à jour des textes de
lois, d’amélioration des
prestations, de perfectionnement
de la formation des magistrats et
de déploiement des moyens
matériels et des compétences
humaines au niveau de l’appareil
judiciaire et du réseau des établissements
pénitentiaires. La réforme porte
également sur la nécessité que
les personnes en charge du secteur
soient consciencieux, d’une
probité sans faille et soucieux
de la stricte application de la
loi que les justiciables soient
puissants ou faibles, riches ou
pauvres sans distinction aucune.
La réforme s’attelle en outre
à adapter les législations
nationales à celles
internationales de manière à
cadrer parfaitement avec les
engagements de l’Algérie sur le
plan international et ce pour
conforter l’indépendance
et la crédibilité du système
judiciaire.
La bonne gouvernance ne saura à
notre sens être confinée dans
une dimension exclusivement
politique. Elle s’étend au
volet économique, en veillant à
ce que le pouvoir de décision ne
soit pas du seul ressort du
gouvernement. Il devra y associer
l’ensemble des partenaires
socio-économiques à la prise de
décisions et autres plans
concernant tout d’abord, les
travailleurs et de larges catégories
de la société. Dans cette
perspective, nous considérons la
tripartite qui réunit
gouvernement, mouvement syndical
et opérateurs économiques,
comme le cadre idoine pour
approfondir le dialogue
constructif, contracter un pacte
économique et social susceptible
de consolider le partenariat entre
les différentes parties et
de créer l’équilibre nécessaire
entre les impératifs de la
performance économique et l’équité
sociale.
Sur le plan économique, la bonne
gouvernance vise à la réalisation
d’un développement
solidaire en mesure de créer un
équilibre à la fois régional et
social, de renforcer les mécanismes
de contrôle, de transparence et
de la bonne gestion,
tributaire de la promotion du
professionnalisme et de la compétence,
et de relever enfin, les défis de
la mondialisation tout en veillant
au respect des règlements
internationaux en vigueur. En
outre, l’Etat est tenu, grâce
à un système judiciaire alerte,
de protéger les intérêts de la
nation contre les méfaits
de l’arbitraire, du gaspillage,
du pillage et de la corruption,
fléaux contre lesquels nous
cesserons de lutter avec fermeté
et détermination.
Chers
frères et sœurs,
Notre attachement demeure sans
faille aux valeurs de droit, de
liberté, et de justice et aux
autres valeurs qui ont prévalu au
sein de notre société algérienne
même aux périodes les plus rudes
de notre histoire.
La démocratie existait d’ores
et déjà, dans l’histoire de
notre civilisation arabo-musulmane
sous diverses formes et pratiques
qui accompagnèrent les phases de
son rayonnement et de son développement.
Et lorsque vint l’ère de la décadence
et du déclin sous l’influence
de l’ignorance et du fanatisme,
la fin fut inertie, repli sur soi
et sous-développement.
L’Islam est une religion de
paix, de dialogue et de liberté,
un culte d’Ijtihad, de justice
et de modération, valeurs
positives dont nous devons nous
inspirer en puisant dans les expériences
fructueuses dont recèle notre
patrimoine politique et culturel.
Ferme est notre conviction et sincère
est notre résolution à bâtir
une société démocratique et
moderne adapté à l’évolution
de la mondialisation et aux
mutations du troisième millénaire,
et à construire une démocratie
authentique, solidaire et juste,
tel que stipulé dans nos
documents officiels de la déclaration
du 1er Novembre 1954 au programme
de Tripoli en 1962, jusqu’à la
constitution de l’Algérie indépendante.
Une démocratie à laquelle nous
croyons et pour laquelle
nous déployons tant d’efforts,
convaincus qu’elle n’est pas
une recette miracle applicable
d’une manière stéréotypée ni
un modèle unique pour toutes les
nations du monde qu’on impose
via décret ou ordonnance. La démocratie
est une culture, un comportement
sociétal et un exercice
politique, une synthèse de
l’expérience d’une société
donnée, dans le sillage de son évolution
historique, cristallisant toutes
ses composantes religieuse,
culturelle, politique et socio-économique,
combinaison qui définit la spécificité
de cette société et forge sa
personnalité et répond, ce
faisant, à ses aspirations,
moyens et priorités, et son
interaction avec le monde
extérieur.
Notre attachement aux conventions
et traités internationaux dans le
domaine des droits de l’homme ne
va pas à l’encontre de la hiérarchisation
de nos priorités et la
mobilisation des moyens
garantissant le succès de notre
démarche. Nous aspirons sincèrement
à la modernité et à l’intégration
effective dans les processus de la
mutation mondiale, tout en étant
ouverts à la concertation, à la
consultation et aux diverses
formes d’échange et de coopération.
Nous n’avons point besoin
de leçons ou de conseils qui
renient notre spécificité
ou ne respectent notre société.
Nous rejetons les tentatives
d’aliénation et d’atteinte à
la souveraineté nationale au nom
du droit d’intervention pour la
protection des droits de
l’homme, intervention insidieuse
qui nous rappelle, de par ses
formes et desseins, l’ère de
l’expansion et de la domination.
Les droits de l’homme
constituent un tout indissociable
devant être protégé et
respecté tant dans les grands
pays que dans ceux de moindre
envergure. Nous rejetons la
tendance discriminatoire et la
politique du deux poids, deux
mesures quand des voix s’élèvent
pour brandir l’étendard de la défense
des droits politiques et
civiques dans des pays incapables
de subvenir même aux besoins les
plus élémentaires de leurs
populations. Ces voix même qui
passent sous silence les droits
socio-économiques et culturels
des peuples, spoliés par des
Etats qui tendent aujourd’hui à
instaurer des droits de l’homme
sélectifs en fonction de leurs
seuls intérêts. Ces voix qui
restent silencieuses devant les
situations de déséquilibre, de
domination et d’oppression qui
caractérisent les relations
internationales, accentuant de ce
fait le fossé entre les riches et
les pauvres.
Nous saluons avec respect et
humilité, les avancées réalisées
dans le processus de la pratique démocratique
par la femme algérienne qui, par
son combat et ses longs
sacrifices, s’est adjugée une
place de choix au sein de notre
société, en devenant un élément
vital dans le processus de développement
et de l’édification de l’Etat
algérien. La Constitution lui
garantit ses droits à part entière
en matière d’éducation, de
formation, de travail, et
d’action politique. Le
droit de vote lui est acquis tout
autant que celui de se porter
candidate, à assumer différentes
fonctions y compris celles de Président
de
la République. Sa
participation s’est vue ainsi
confortée dans les différents
secteurs civils et militaires,
l’habilitant à assumer les plus
hautes fonctions à
l’instar de ce que réalise la
femme dans les pays développés.
Outre les portefeuilles ministérielles,
la députation au Parlement et la
magistrature, la femme a également
réussi durant les dernières années
à accéder aux fonctions de wali,
recteur de l’université,
ambassadrice, membre du Conseil de
la nation.
Je ne manquerai pas de leur rendre
un vibrant hommage. Le besoin,
nous en sommes tout à fait
conscients, est pressant quant à
sa promotion de manière continue
et notre responsabilité en ce
lieu est collective. De notre côté,
nous ne ménageons aucun effort à
aplanir les obstacles afin
d’assurer une meilleure
participation de la femme, au même
niveau que l’homme, dans tous
les secteurs de développement. Il
est tout aussi impératif
d’encourager la femme à
s’investir davantage dans les
activités économiques,
politiques et associatives et de
lui accorder un intérêt
particulier dans les zones rurales
et les régions éloignées.
C’est dans cet esprit même
qu’est intervenue l’adoption
d’un nouveau code de la famille
qui garantit, de la meilleure manière,
les droits de la femme et de
l’enfant et rétablit l’équilibre
entre les conjoints de par les
droits et devoirs en adéquation
avec les exigences de la
Constitution, nos engagements
internationaux et nos valeurs
civilisationnelles.
Mesdames
et Messieurs,
Les pas importants que nous
avons franchis sur la voie de l’édification
et du renouveau, au plan interne,
trouvent un prolongement dans
l’effort considérable fourni au
plan externe et grâce auquel
notre pays a recouvré, après les
années de difficultés,
d’autarcie et d’exclusion, son
rôle primordial et la place qui
est sienne et qui lui ont valu
confiance, considération et
respect.
Notre pays a contribué, par un
apport singulier, à la lutte
internationale contre le
terrorisme. Et par le rétablissement
de la paix, de la stabilité
et de la réconciliation, il a
contribué à la promotion du
dialogue civilisé, de la tolérance,
de la solidarité humanitaire et
à l’instauration d’un nouvel
ordre mondial plus équitable dans
le strict respect de la légalité
internationale, des droits de
l’homme et du droit des peuples
à défendre leur liberté, leur
dignité et leurs intérêts légitimes,
y compris celui à l’autodétermination.
Nous œuvrons en toute sincérité,
à consolider les fondements
d’une démocratie réelle et
juste à l’intérieur. Nous
n’avons point baissé d’ardeur
pour l’ancrage de cette démocratie
au niveau des relations
internationales tout en affirmant
notre droit à élargir et
diversifier la sphère de nos
relations d’amitié et de
partenariat avec l’ensemble des
pays et regroupements régionaux.
Des relations fondées sur le
respect mutuel, la coopération
avantageuse, la complémentarité
utile, génératrice d’intérêts
partagés et de prospérité
collective.
Irréversiblement, notre pays a
opté pour l’économie de marché
tout en étant résolu à
accélérer le parachèvement de
l’assainissement, de la
modernisation et d’adaptation
des structures économiques et
financières pour garantir une
intégration rapide et réussie à
la mondialisation. Et à ce titre,
nous avons franchi un pas
prometteur à travers l’entrée
en vigueur de l’accord
d’association avec l’Union
européenne et l’adhésion dans
un proche avenir, à
l’Organisation mondiale du
commerce.
Le partenariat que nous voulons ne
se limite pas à des transactions
purement commerciales et ne se
confine pas dans des préoccupations
à caractère sécuritaire, comme
ce fut le cas pour le processus de
Barcelone qui reste insignifiant
et loin des objectifs fixés. Il
s’agit plutôt d’une relation
d’équivalence et de complémentarité,
tant en termes de capacités que
d’intérêts, d’un partenariat
global et équilibré où
s’entremêlent les rapports économiques,
politiques, sécuritaires,
culturels et scientifiques ainsi
que les rapports humains que nous
voulons plus libres en matière de
circulation, plus ouverts en matière
d’acquisition des sciences et
technologies nouvelles, plus
respectueux de la dignité de
notre communauté à l’étranger.
Une communauté qui ne cesse de bénéficier
de notre attention et intérêt.
L’Algérie qui renaît dans un
climat de confiance et
d’optimisme véhicule un message
d’amitié et de paix à
l’humanité tout entière, dans
un monde idéal débarrassé
des conflits tribaux et
d’ignorance, et de toute autre
forme d’exclusion et de
haine, d’extrémisme et de
violence, un monde ouvert à la
diversité, à la pluralité,
à la différence, un monde qui évolue
par la solidarité, la complémentarité,
le partenariat bénéfique seul générateur
de richesses.
Peuple
algérien vaillant,
Nous avons franchi, ensemble,
d’importantes étapes et des années
riches en succès. Nous
poursuivons, avec la grâce du
Tout-Puissant, notre marche
glorieuse sans hésitation aucune,
pour réaliser nos aspirations à
des lendemains heureux et
prospères.
J’avais déjà annoncé en 1999
que le programme national que nous
avons ensemble mis en œuvre
en matière de rénovation globale
de l’Etat et de la société,
appelait un amendement de la
Constitution de 1996, née dans
une conjoncture de crise
asphyxiante qui avait failli détruire
les fondements de
la République. Une
Constitution élaborée sous la
pression de l’épreuve difficile
que le pays avait traversée.
L’objectif premier était de
garantir la stabilité de l’Etat
et d’en assurer la pérennité
tout en mettant en place des
soupapes de sécurité à tous les
niveaux afin de le protéger de
tout dérapage dangereux.
Il s’agissait également
de couper la route devant toute
tentative de remuer un passé
douloureux ou de souffler sur les
braises de la haine, de la fitna
et de la violence. Bien qu’étant
alors convaincu de la nécessité
de l’amendement de la
Constitution, je m’étais, néanmoins,
engagé à la respecter et à
l’appliquer, compte tenu de la
multitude des priorités
auxquelles nous avons eu à faire
face au cours de cette période ô
combien délicate et difficile,
priorités qui s’exprimaient en
termes de lutte antiterroriste, de
traitement de ses divers aspects
et conséquences et de consécration
de la politique de concorde civile
qui a contribué à rétablir
la sécurité et les grands équilibres
de l’Etat et à approfondir
l’esprit de tolérance et
de solidarité qui s’était si
merveilleusement traduit par
l’adoption de
la Charte
pour la paix et la réconciliation
nationale par l’écrasante
majorité du peuple algérien
lors d’un référendum
grandiose, honnête et transparent
le 29 septembre 2005.
Une ère nouvelle avait ainsi
commencé pour le pays,
l’encourageant à
parachever les étapes prévues
dans le processus d’édification
et de renouveau.
Aujourd’hui, alors que l’Algérie
a dépassé la situation de crise
et de déséquilibre et qu’elle
traverse une phase déterminante
dans le processus de développement
et de renforcement des structures
d’un Etat de droit, il est
indispensable, à notre sens, de
soulever la question de
l’amendement de
la Constitution. Celui-ci
s’impose non seulement comme une
étape avancée, et complémentaire
dans le processus de réforme et
de modernisation des structures de
l’Etat, mais également en ce
sens qu’il répond à un souhait
populaire large et à une
revendication d’une grande
partie des forces politiques et du
mouvement de la société civile.
L’amendement de la Constitution
que nous voulons, traduira les préoccupations
et les orientations de la nouvelle
étape en harmonie avec l’évolution
de l’Etat algérien que nous
souhaitons stable, fort et
efficace. Une Constitution qui
renforcera davantage les droits et
les libertés fondamentales ainsi
que le contrôle constitutionnel.
Une Constitution définissant les
règles d’un régime politique
aux contours clairs, précisant
davantage les prérogatives et les
responsabilités, veillant
au respect du principe de la séparation
des pouvoirs, mettant fin aux
interférences entre les prérogatives
des institutions ainsi qu’à
l’amalgame entre le régime
parlementaire et le régime présidentiel.
L’Algérie qui fait face à des
défis de développement global
dans un contexte marqué par une
mondialisation déferlante a
besoin d’un régime fort et
homogène en mesure de renforcer
et de stimuler les structures de
l’Etat en faveur d’une maîtrise
rationnelle des priorités
nationales stratégiques et
d’une meilleure prise en charge
des exigences de la gestion et de
la bonne gouvernance que nous œuvrons
à concrétiser comme culture et
comme pratique à tous les
niveaux, pour garantir une démocratie
authentique, des institutions républicaines
puissantes et une légitimité
constitutionnelle pérenne.
Peuple
algérien glorieux,
Je n’hésiterai point à
recourir à la consultation
populaire, comme je n’ai pas hésité
à le faire chaque fois que cela a
été nécessaire, en
m’adressant directement à
vous en toute franchise et en
toute conviction pour vous
demander de vous prononcer
de manière responsable et en
toute liberté, tout en
m’engageant à respecter votre
choix et à l’appliquer.
C’est pourquoi, — conformément
aux prérogatives que me confère
la Constitution —
j’invite les citoyennes et les
citoyens à exprimer leur avis sur
les amendements proposés à
la Constitution. Amendements
que nous leur soumettrons
prochainement afin qu’ils
puissent en prendre connaissance,
convaincus que nous sommes de la
sagesse de notre peuple, de la
justesse de son avis et de son
choix qui ne peut que servir les
intérêts suprêmes de la nation
tout entière. Sa volonté,
après celle de Dieu, est
au-dessus de tous et en toutes
circonstances.
Nous souhaitons que le référendum
sur l’amendement de la
Constitution soit organisé,
avec la volonté de Dieu, avant la
fin de l’année.
S’il est écrit que je dois
assumer cette lourde responsabilité
en cette conjoncture difficile et
s’il est écrit, peuple
vaillant, que je dois
t’accompagner à bonne
destination en ce moment crucial
de l’histoire, je reste
fermement déterminé, en vertu de
l’engagement pris et tant que le
Tout-Puissant me gratifie de Son
aide et que le peuple m’apporte
son soutien, à finaliser
l’application du programme que
vous avez plébiscité par
conviction et soutenu par
bravoure, pour l’édification de
l’Algérie du troisième millénaire.
Une Algérie qui renaît et
qui marque sa relance sur des
bases solides pour la réalisation
des grands projets et qui avance,
d’un pas sûr, vers des horizons
meilleurs faits de dignité et de
gloire.
Peuple
algérien glorieux,
L’indépendance réelle que nous
escomptons réaliser et pour
laquelle nos ancêtres ont payé
un lourd tribut est en fait, une
finalité difficile à
atteindre tant le chemin d’y
parvenir reste long. Nous sommes
conscients que les acquis réalisés
qui ne sont qu’un premier pas,
raffermissent notre
confiance, confortent notre
optimisme et consolident notre résolution
à poursuivre le processus de
construction et de modernisation
auquel notre jeunesse, nous
l’espérons, y contribuera
pleinement.
A l’instar des jeunes de
Novembre qui ont porté haut
l’emblème de la Révolution et
de
la Libération
, les jeunes aujourd’hui, sont
appelés à porter tout aussi
haut, le flambeau du développement
et du progrès. Et s’il ne vous
a pas été écrit de tomber en
martyrs et en héros dans les Aurès,
le Djurdjura,
la Casbah
et Barberousse, dans les hauts
plateaux et le Sahara ou tout
autre terre de cette patrie, il
est aujourd’hui de votre devoir
d’apposer votre empreinte et
d’être à l’avant-garde dans
la défense de la patrie et l’édification
du pays grâce à votre
patience rare, votre effort
soutenu et vos grands sacrifices.
A cela s’ajoutent votre
intelligence qui déborde de génie
et de créativité dans les écoles
et universités, votre potentiel
exceptionnel à l’investissement
et vos compétences avérées à gérer
les affaires de l’Etat et à
sauvegarder l’intérêt général
armés de loyauté envers la
patrie, de solidarité envers le
peuple, de soutien envers
votre direction tout en restant
confiant en un avenir meilleur
et prospère.
Vous êtes l’espoir de la
nation, son grand enjeu et ses
enfants braves, héritiers d’un
legs glorieux qui fut, en un jour
comme celui-là il y a 44 ans, une
épopée extraordinaire et une
gloire éclatante. Vous êtes ceux
qui répondent toujours à
l’appel, ceux qui restent fidèles
au serment, ceux qui relèvent le
défi et ceux qui poursuivent la
marche de l’Algérie en démontrant,
avec mérite et subtilité, que
vous êtes la meilleure relève.
Louanges à Dieu qui m’a gratifié
de ces biens. Louanges au
Tout-Puissant de m’avoir donné
force et patience pour servir ma
patrie en temps de libération
comme en temps d’édification et
de renouveau. Inébranlable est
restée ma foi et inaltérable
est restée ma conviction quant à
la grandeur de l’Algérie, au génie
de son peuple, à sa capacité de
surmonter les épreuves et
difficultés, à son aptitude à
atteindre les cimes de la gloire
et à relever le défi.
J’implore Dieu qui exauce
les prières, de m’accorder la
force d’assumer la responsabilité
et d’honorer l’engagement en
permettant à mon pays de
recouvrer la place qui est sienne
sur la voie du progrès et de la
prospérité.
Je vous remercie de votre
attention.»