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Modernisation
du rail
Les
Français, les Allemands et les Espagnols sur la ligne
de départ
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Véritable
vecteur de progrès et de développement, le transport
ferroviaire algérien fait sa mue après avoir atteint une
descente aux enfers due au désintéressement des pouvoirs
publics à un secteur pourtant primordial et la vétusté
d’un réseau vieux de deux siècles. 500 milliards de
dinars est le montant dégagé pour moderniser le rail algérien.
L’objectif est d’atteindre grâce à cette opération le
transport de 80 millions de passagers en 2010 contre à
peine 30 millions actuellement. La réalisation de ces énormes
projets qui nécessitent savoir-faire et capitaux suppose
l’implication de grands opérateurs mondiaux qui excellent
dans le domaine. Ainsi, plusieurs contrats ont été signés
entre la société nationale du transport ferroviaire et des
sociétés étrangères tels que les Alcatel, Siemens, Sener
et Zierl.
D’un montant de quatre milliards de dinars, le
contrat avec l’équipementier français Alcatel a décroché
un important marché qui consiste en la fourniture, le
montage, les études d’exécution et la mise en service
des équipements de signalisation, télécommunication et énergie
de la nouvelle ligne ferroviaire entre Aïn Touta et Msila.
Le délai de réalisation est de 30 mois. Pour un montant de
4,1 milliards de dinars le groupe allemand Siemens
accomplira la même mission pour la nouvelle ligne
ferroviaire entre Tébessa et Aïn M’lila. Le bureau
d’études espagnol, Sener, vient d’être sélectionné
par
la SNTR
pour l’étude de la desserte ferroviaire entre Saïda
et Moulay Slissen. Le montant du contrat avoisine les 547
millions de dinars avec un délai de réalisation de 15
mois. Le programme de développement concerne
aussi l’acquisition d’un matériel neuf dont 38
locomotives qui ont été commandées auprès du géant
américain General Motors et qui seront livrées en 2006.
Des centaines de wagons seront acquis en parallèle.
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