Modernisation du rail
Les Français, les Allemands et les Espagnols sur la ligne de départ 

Par : Farida L.   Le : samedi 08 avril 2006

 


Véritable vecteur de progrès et de développement, le transport ferroviaire algérien fait sa mue après avoir atteint une descente aux enfers due au désintéressement des pouvoirs publics à un secteur pourtant primordial et la vétusté d’un réseau vieux de deux siècles. 500 milliards de dinars est le montant dégagé pour moderniser le rail algérien. L’objectif est d’atteindre grâce à cette opération le transport de 80 millions de passagers en 2010 contre à peine 30 millions actuellement. La réalisation de ces énormes projets qui nécessitent savoir-faire et capitaux suppose l’implication de grands opérateurs mondiaux qui excellent dans le domaine. Ainsi, plusieurs contrats ont été signés entre la société nationale du transport ferroviaire et des sociétés étrangères tels que les Alcatel, Siemens, Sener et Zierl. 
 D’un montant de quatre milliards de dinars, le contrat avec l’équipementier français Alcatel a décroché un important marché qui consiste en la fourniture, le montage, les études d’exécution et la mise en service des équipements de signalisation, télécommunication et énergie de la nouvelle ligne ferroviaire entre Aïn Touta et Msila.
Le délai de réalisation est de 30 mois. Pour un montant de 4,1 milliards de dinars le groupe allemand Siemens accomplira la même mission pour la nouvelle ligne ferroviaire entre Tébessa et Aïn M’lila.  Le bureau d’études espagnol, Sener, vient d’être sélectionné par la SNTR pour l’étude de la desserte ferroviaire  entre Saïda et Moulay Slissen. Le montant du contrat avoisine les 547 millions de dinars avec un délai de réalisation de 15 mois.   Le programme de développement concerne aussi l’acquisition d’un matériel neuf dont 38 locomotives  qui ont été commandées auprès du géant américain General Motors et qui seront livrées en 2006. Des centaines de wagons seront acquis en parallèle.