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Le Président de
la République
, M. Abdelaziz Bouteflika, a signé le 30.12.2009, la loi de
finances de l'exercice 2010 qui prévoit des dépenses budgétaires de
l'ordre de 5.860 milliards de DA.
La cérémonie officielle de la signature par le chef de l'Etat s'est
déroulée au siège de la présidence de
la République
en présence de hauts responsables de l'Etat et des membres du
gouvernement.
L'Assemblée populaire nationale (APN) avait adopté le 1er décembre
dernier le projet de loi de finances 2010, suivie deux semaines plus
tard par le Conseil de la nation.
Le texte prévoit des recettes estimées à 3.081 milliards de dinars et
des dépenses budgétaires de l'ordre de 5.860 milliards de dinars,
dont 2.838 milliards de dinars pour le fonctionnement et 3.022
milliards de dinars pour l'équipement.
Le texte de la loi de finances, qui prévoit également de nombreuses
mesures à caractère social, met en place de nouveaux dispositifs visant
à favoriser l'investissement, alléger la pression fiscale et
lutter contre le chômage.
Répartition du budget
de fonctionnement 2010 par département ministériel
La loi de finances
2010, signée hier par le Président de
la République
, M. Abdelaziz Bouteflika, prévoit un budget de fonctionnement d'un
montant 2.837,9 milliards de dinars (contre 2.661,2 milliards dinars dans
la LFC
2009).
Voici la répartition par département
ministériel des crédits ouverts au titre de ce budget, comme suit
:
-- (En dinars algériens. Entre parenthèses : les crédits alloués
par la loi de finances complémentaire 2009).
| -
Présidence de la République |
7.526.016.000
|
(6.582.456.000) |
| -
Services du premier ministre |
1.799.832.000 |
(2.559.069.000) |
| -
Défense nationale |
421.726.569.000 |
(398.822.527.000) |
| -
Intérieur et Collectivités locales |
387.178.344.000 |
(374.858.579.000) |
| -
Affaires étrangères |
30.408.280.000 |
(44.720.570.000) |
| -
Justice |
45.384.455.000 |
(42.291.467.000) |
| -
Finances
|
49.044.731.000 |
(46.319.589.000) |
| -
Energie et mines |
26.368.795.000 |
(18.744.254.000) |
| -
Ressources en eau |
7.845.277.000 |
(7.748.356.000) |
| -
industrie et promotion des investissements |
2.038.802.000 |
(1.569.062.000) |
| -
Commerce |
10.538.816.000 |
(8.562.274.000) |
| -
Affaires religieuses et wakfs |
14.497.089.000 |
(14.359.100.000) |
| -
Moudjahidine
|
145.404.843.000 |
(151.085.449.000) |
| -
Aménagement du territoire, env. et tourisme |
5.784.069.000 |
(5.697.994.000) |
| -
Transports |
19.345.233.000 |
(8.215.955.000) |
| -
Education nationale |
390.566.167.000 |
(378.552.936.000) |
| -
Agriculture et dev.rural |
115.991.244.000 |
(210.881.313.000) |
| -
Travaux publics |
5.547.020.000 |
(5.155.451.000) |
| -
Santé, population et réf. Hospitalière |
195.011.838.000 |
(181.805.829.000) |
| -
Culture |
21.630.130.000 |
(18.875.680.000) |
| -
Communication |
7.567.720.000 |
(8.515.150.000) |
| -
PME et artisanat |
1.776.342.000 |
(1.585.673.000) |
| -
Enseignement sup. |
173.483.802.000 |
(155.160.798.000) |
| -
Postes et TIC |
2.023.203.000 |
(1.953.240.000) |
| -
Relations avec le parlement |
194.649.000 |
(188.069.000) |
| -Formation
et enseignement professionnels |
28.498.036.000 |
(26.366.588.000) |
| -Habitat
et urbanisme |
10.675.181.000 |
(9.983.593.000) |
| -Travail,
emploi et sécurité sociale |
70.770.822.000 |
(71.010.011.000) |
| -Solidarité
Nle., famille et comm. alg.à l'étranger |
92.935.939.000 |
(93.218.307.000) |
| -Pêche
et ress.halieutiques |
1.482.697.000 |
(1.327.486.000) |
| -Jeunesse
et sport |
20.304.072.000 |
(18.621.872.000) |
| -Sous
total |
2.313.350.013.000 |
(2.315.338.697.000) |
| -Charges
communes |
524.649.810.000 |
(345.918.953.000) |
| -Total
genéral |
2.837.999.823.000 |
(2.661.257.650.000) |
Les éléments
d'encadrement de cette loi reposent sur un taux de croissance prévisionnel
du PIB de 4% (5,5% hors hydrocarbures), un prix moyen de baril de pétrole
maintenu à 37 dollars, un taux d'inflation de 3,5%, et des importations
de près de 37 milliards de dollars. Le Président de
la République
, M. Abdelaziz Bouteflika, a signé hier, la loi de finances 2010
qui prévoit des dépenses de 5.860 milliards DA (contre 5.428
milliards DA dans la loi de finances complémentaire 2009) et des recettes
de 3.081 milliards DA (contre 3.178 milliards DA). Le déficit budgétaire
nominal attendu sera couvert par les disponibilités du Fonds de régulation
des recettes dont le stock se situe actuellement à plus de 4.000
milliards DA.Le budget prévoit des dépenses de fonctionnement en hausse
de 6,6% puisqu'il passe à 2.838 milliards DA contre 2.593 milliards DA
dans
la LFC
2009. Quant aux dépenses d'équipement et d'investissement, elles
totalisent un montant de 3.332 milliards DA d'autorisations de
programme (en hausse de plus de 7%), avec des crédits de paiements
d'un montant de 3.023 milliards DA. Le budget de
fonctionnement prévoit près de 1.600 milliards DA pour le
fonctionnement des services de l'Etat dont 925 milliards DA de dépenses
salariales, 230 milliards DA pour les incidences de la révision du
Salaire National Minimum Garanti (SNMG) et de la mise en oeuvre du nouveau
régime indemnitaire des fonctionnaires, le reste étant affecté
notamment au fonctionnement des services et aux subventions aux
communes à travers le Fonds commun des collectivités locales. Ce
budget est axé également autour de la politique sociale de l'Etat
qui sera prise en charge par une enveloppe de près de 1.000 milliards DA.
Ce montant sera ventilé au titre des subventions aux établissements
hospitaliers, à la contribution annuelle au Fonds de réserve des
retraites, aux versements de pensions de retraites et petites
pensions, au soutien des prix des céréales, du lait, de l'eau, au
transport des marchandises, ainsi qu'à des prestations au profit de la
population par des établissements publics à caractère économique, et
au bénéfice des enfants scolarisés de familles démunies, ainsi que les
augmentations des bourses des étudiants, et stagiaires à partir de la
rentrée 2009, et pour les indemnisations des victimes du terrorisme et de
la tragédie nationale. Le budget de fonctionnement prendra en
charge aussi un financement de plus de 100 milliards DA destinés à
la lutte contre le chômage (financement des allocations
forfaitaires de solidarités et création d'emplois d'attente,
Dispositif d'Aide à l'Insertion Professionnelle (DAIP), et caisses de sécurité
sociale, en contrepartie des abattements sur la part patronale des
cotisations sociales, dans le cadre des mesures d'encouragement à
la création d'emplois par les entreprises). Concernant le budget d'équipement
et d'investissement, il est appelé à financer pour plus de 1.150
milliards de DA pour le développement des infrastructures (routes,
réseau ferroviaire, ports et infrastructures administratives) et
pour près de 1.000 milliards DA pour l'amélioration des conditions
de vie de la population (infrastructures de santé, habitat et urbanisme,
alimentation en eau et assainissement, alimentation en gaz et électricité,
amélioration du transport urbain, jeunesse et sports, culture et
information, et forêts, environnement et développement communal). Outre
un budget de 190 milliards DA pour le développement des infrastructures
de formation ainsi que la recherche scientifique, le budget d'équipement
et d'investissement financera pour 250 milliards DA alloués à
l'encouragement de l'emploi des jeunes ainsi qu'à l'investissement
économique (création d'emploi par les jeunes, aide à
l'investissement agricole, et appui à l'investissement industriel
par le biais de dotation au capital du Fonds national d'investissement,
appui à la compétitivité industrielle, et bonifications d'intérêts
bancaires). En attendant la finalisation de l'élaboration du programme
quinquennal pour la période 2010-2014, les opérations inscrites au
budget d'équipement et d'investissement pour 2010 (3.300 milliards
DA) représentent déjà l'équivalent de plus de 45 milliards de
dollars.Dans son volet législatif et fiscal, la loi de finances de
l'exercice prochain apporte des facilitations relatives au paiement
de l'Impôt sur le Revenu Global (IRG) et introduit le nouveau système
comptable financier, ainsi que des dispositions en faveur de
l'investissement et de protection de l'environnement. Ces mesures fiscales
permettent la prorogation de cinq années, de l'exonération de
la Taxe
sur
la Valeur Ajoutée
(TVA) sur les engrais et produits phytosanitaires agricoles et
l'extension de la période d'exonération en matière d'Impôt sur
les Bénéfices des Sociétés (IBS) au profit de jeunes entrepreneurs,
lorsqu'ils s'engagent à créer au moins cinq emplois permanents. Pour
conforter le dispositif actuel en matière d'investissements, le
texte élargit le champ d'intervention du Fonds pour la promotion de la
compétitivité industrielle, aux investissements matériels et immatériels
de mise à niveau et à la réhabilitation des zones industrielles et
d'activité. D'autre part, la loi de finances 2010 stipule la création
respectivement d'un fonds pour les énergies renouvelables, d'un
fonds de développement de l'industrie cinématographique, d'un
fonds de bonification des taux d'intérêts pour l'acquisition ou la
construction de logements, ainsi qu'aux promoteurs immobiliers, dans
le cadre de programmes soutenus par l'Etat. Les éléments d'encadrement
de cette loi reposent sur un taux de croissance prévisionnel du PIB
de 4% (5,5% hors hydrocarbures), un prix moyen de baril de pétrole
maintenu à 37 dollars, un taux d'inflation de 3,5%, et des importations
de près de 37 milliards de dollars. |