L’Algérie va mieux

Par : EL MOUDJAHID   Le : mardi 21 mars 2006

 

Les priorités de l’exécutif


Le chef du gouvernement, M. Ahmed Ouyahia, a   présenté la situation économique et financière actuelle, et a dévoilé, également, les projets qu’il compte engager pour une meilleure diversification de l’économie et une consolidation de l’économie de marché.
Dans des indications chiffrées, M. Ouyahia a souligné que le PIB a atteint 101 milliards de dollars en 2005, tandis que le revenu par habitant s’est établi à 3.100 dollars, grâce notamment à l’augmentation des recettes pétrolières.
La croissance s’est chiffrée à 5,1% avec une inflation maîtrisée, pour la huitième année consécutive, à 1,6%. Quant aux investissements, ils ont atteint près de 1.200 milliards de dinars (16 milliards de dollars) en 2005 dont 200 milliards de dinars (2,8 milliards de dollars) d’investissements engagés par les entreprises étrangères. Cependant, a-t-il fait constater, l’Etat demeure encore l’investisseur principal avec 730 milliards de dinars (10 milliards de dollars) investis dans les domaines notamment des infrastructures et socio-culturels, lesquels offrent des plans de charge importants aux entreprises. Sur la question de l’emploi, il a indiqué que 684.000 postes ont été créés durant l’année écoulée, d’où une importante baisse du chômage qui n’est plus qu’à 15,3%. S’exprimant sur l’habitat, M. Ouyahia a dissipé les doutes sur les capacités de la réalisation du programme de 1 million de logements en cinq ans. Etayant ses affirmations, il a indiqué qu’entre 2004 et 2005, un nombre de 250.000 logements ont été déjà livrés auxquels s’ajoutent 600.000 unités en chantier à la fin 2005 ainsi que 800.000 autres unités qui seront lancées à la fin juin 2006. Par ailleurs, le programme quinquennal de soutien à la croissance économique et les deux programmes complémentaires pour les wilayas du Sud et pour celles des Hauts Plateaux s’élèvent à près de 8.000 milliards de dinars (plus de 100 milliards de dollars). Mais le chef du gouvernement a considéré qu’en dépit de ces résultats positifs, ’’le développement demeure un chemin long pour atteindre les objectifs de consolidation de l’économie de marché et de la poursuite de l’ouverture économique tout en améliorant le sort de la population, en assurant un développement durable et en réalisant le désendettement du pays.’’ Sur ce dernier point, il a affirmé que ’’la politique de désendettement initiée par le Président de la République est stratégique pour le pays.’’ Dans ce sens, l’Algérie a demandé au Club de Paris le remboursement anticipé de toute la dette publique rééchelonnée d’un montant de près de 8 milliards de dollars et va faire de même auprès du Club de Londres pour le paiement anticipé de la dette commerciale à hauteur d’un milliard de dollars.  Pour M.Ouyahia, le désendettement permet de réduire la dépense extérieure en intérêts sur la dette, d’améliorer l’appréciation économique extérieure du pays et de donner une sécurité financière pour l’avenir. Le chef de l’exécutif s’est exprimé également sur les moyens d’enclencher le processus d’une économie diversifiée en avançant que l’Etat y travaille à travers plusieurs approches. Il s’agit, selon lui, de moderniser et de développer les infrastructures, de créer les conditions d’attractivité économique à l’intérieur du pays, de développer l’activité des secteurs notamment agricole, de l’industrie pétrochimique et minière et du secteur industriel public. Concernant les investissements, M. Ouyahia a annoncé qu’un dispositif de bonification des taux d’intérêts sera mis en place dans quelques semaines et qu’un projet de loi sera bientôt présenté au Parlement pour soutenir la création d’emplois par les entreprises à travers une prise en charge partielle des charges sociales. Lors de la conférence de presse, les questions relatives aux salaires, à la convertibilité totale du dinar, au paiement des arriérés de salaires, les négociations avec l’OMC ont été souvent évoquées. Dans ses réponses, le chef du gouvernement a indiqué que la politique salariale est conditionnée par les paramètres de la croissance économique, de la productivité et de l’inflation. En outre, a-t-il plaidé, la question des salaires est du ressort également de la tripartite (gouvernement, syndicat, patronat) et qu’il serait, par conséquent, ’’indélicat’’, que le gouvernement prenne une décision d’une manière unilatérale. Concernant la convertibilité totale du dinar, il a estimé que le débat suscité autour de cette question est ’’mal intentionné’’ et ’’infondé’’. Pour lui, un niveau record des réserves de change de l’Algérie ne justifie nullement le recours à la convertibilité de la monnaie nationale. "la convertibilité dépend du cadre du mouvement des affaires’’. Sur la question des arriérés de salaires impayés, le chef du gouvernement a précisé que les entreprises qui sont dans l’incapacité financière de payer leurs travailleurs seront soumises au régime des faillites en ajoutant que dans ce cas, c’est l’Etat qui prendra en charge le paiement de ces arriérés. A propos de la prochaine adhésion de l’Algérie à l’OMC, le chef du gouvernement a indiqué que les négociations ’’avancent bien’’. Il a cependant tenu à souligner que l’Algérie est intransigeante à l’égard de certaines demandes qui lui ont été adressées par certains membres de l’OMC au sujet notamment des activités d’importation. Catégorique, M. Ouyahia a affirmé que l’Algérie ne lèvera aucunement les mesures relatives à l’interdiction d’importation des véhicules d’occasion et à l’exigence faite à une société d’importation de porter son capital à au moins 20 millions de dinars. ’’L’Algérie n’est pas une poubelle’’, a-t-il clamé. Quant à l’Accord d’association avec l’Union européenne, le chef du gouvernement a indiqué qu’il n’est prévu aucune renégociation en ajoutant que des étapes de négociations futures sont prévues, toutefois, pour l’agriculture.A la question de la privatisation et de ses effets sur l’emploi, le chef du gouvernement, qui est également le président du Conseil des participations de l’Etat, a noté que tout dossier de privatisation soumis au CPE comporte la position du syndicat, lequel siège au conseil d’administration de l’entreprise à privatiser.

 

Les priorités de l’exécutif
Le chef du gouvernement, M. Ahmed Ouyahia, a   présenté la situation économique et financière actuelle, et a dévoilé, également, les projets qu’il compte engager pour une meilleure diversification de l’économie et une consolidation de l’économie de marché.
Dans des indications chiffrées, M. Ouyahia a souligné que le PIB a atteint 101 milliards de dollars en 2005, tandis que le revenu par habitant s’est établi à 3.100 dollars, grâce notamment à l’augmentation des recettes pétrolières.
La croissance s’est chiffrée à 5,1% avec une inflation maîtrisée, pour la huitième année consécutive, à 1,6%. Quant aux investissements, ils ont atteint près de 1.200 milliards de dinars (16 milliards de dollars) en 2005 dont 200 milliards de dinars (2,8 milliards de dollars) d’investissements engagés par les entreprises étrangères. Cependant, a-t-il fait constater, l’Etat demeure encore l’investisseur principal avec 730 milliards de dinars (10 milliards de dollars) investis dans les domaines notamment des infrastructures et socio-culturels, lesquels offrent des plans de charge importants aux entreprises. Sur la question de l’emploi, il a indiqué que 684.000 postes ont été créés durant l’année écoulée, d’où une importante baisse du chômage qui n’est plus qu’à 15,3%. S’exprimant sur l’habitat, M. Ouyahia a dissipé les doutes sur les capacités de la réalisation du programme de 1 million de logements en cinq ans. Etayant ses affirmations, il a indiqué qu’entre 2004 et 2005, un nombre de 250.000 logements ont été déjà livrés auxquels s’ajoutent 600.000 unités en chantier à la fin 2005 ainsi que 800.000 autres unités qui seront lancées à la fin juin 2006. Par ailleurs, le programme quinquennal de soutien à la croissance économique et les deux programmes complémentaires pour les wilayas du Sud et pour celles des Hauts Plateaux s’élèvent à près de 8.000 milliards de dinars (plus de 100 milliards de dollars). Mais le chef du gouvernement a considéré qu’en dépit de ces résultats positifs, ’’le développement demeure un chemin long pour atteindre les objectifs de consolidation de l’économie de marché et de la poursuite de l’ouverture économique tout en améliorant le sort de la population, en assurant un développement durable et en réalisant le désendettement du pays.’’ Sur ce dernier point, il a affirmé que ’’la politique de désendettement initiée par le Président de la République est stratégique pour le pays.’’ Dans ce sens, l’Algérie a demandé au Club de Paris le remboursement anticipé de toute la dette publique rééchelonnée d’un montant de près de 8 milliards de dollars et va faire de même auprès du Club de Londres pour le paiement anticipé de la dette commerciale à hauteur d’un milliard de dollars.  Pour M.Ouyahia, le désendettement permet de réduire la dépense extérieure en intérêts sur la dette, d’améliorer l’appréciation économique extérieure du pays et de donner une sécurité financière pour l’avenir. Le chef de l’exécutif s’est exprimé également sur les moyens d’enclencher le processus d’une économie diversifiée en avançant que l’Etat y travaille à travers plusieurs approches. Il s’agit, selon lui, de moderniser et de développer les infrastructures, de créer les conditions d’attractivité économique à l’intérieur du pays, de développer l’activité des secteurs notamment agricole, de l’industrie pétrochimique et minière et du secteur industriel public. Concernant les investissements, M. Ouyahia a annoncé qu’un dispositif de bonification des taux d’intérêts sera mis en place dans quelques semaines et qu’un projet de loi sera bientôt présenté au Parlement pour soutenir la création d’emplois par les entreprises à travers une prise en charge partielle des charges sociales. Lors de la conférence de presse, les questions relatives aux salaires, à la convertibilité totale du dinar, au paiement des arriérés de salaires, les négociations avec l’OMC ont été souvent évoquées. Dans ses réponses, le chef du gouvernement a indiqué que la politique salariale est conditionnée par les paramètres de la croissance économique, de la productivité et de l’inflation. En outre, a-t-il plaidé, la question des salaires est du ressort également de la tripartite (gouvernement, syndicat, patronat) et qu’il serait, par conséquent, ’’indélicat’’, que le gouvernement prenne une décision d’une manière unilatérale. Concernant la convertibilité totale du dinar, il a estimé que le débat suscité autour de cette question est ’’mal intentionné’’ et ’’infondé’’. Pour lui, un niveau record des réserves de change de l’Algérie ne justifie nullement le recours à la convertibilité de la monnaie nationale. "la convertibilité dépend du cadre du mouvement des affaires’’. Sur la question des arriérés de salaires impayés, le chef du gouvernement a précisé que les entreprises qui sont dans l’incapacité financière de payer leurs travailleurs seront soumises au régime des faillites en ajoutant que dans ce cas, c’est l’Etat qui prendra en charge le paiement de ces arriérés. A propos de la prochaine adhésion de l’Algérie à l’OMC, le chef du gouvernement a indiqué que les négociations ’’avancent bien’’. Il a cependant tenu à souligner que l’Algérie est intransigeante à l’égard de certaines demandes qui lui ont été adressées par certains membres de l’OMC au sujet notamment des activités d’importation. Catégorique, M. Ouyahia a affirmé que l’Algérie ne lèvera aucunement les mesures relatives à l’interdiction d’importation des véhicules d’occasion et à l’exigence faite à une société d’importation de porter son capital à au moins 20 millions de dinars. ’’L’Algérie n’est pas une poubelle’’, a-t-il clamé. Quant à l’Accord d’association avec l’Union européenne, le chef du gouvernement a indiqué qu’il n’est prévu aucune renégociation en ajoutant que des étapes de négociations futures sont prévues, toutefois, pour l’agriculture.A la question de la privatisation et de ses effets sur l’emploi, le chef du gouvernement, qui est également le président du Conseil des participations de l’Etat, a noté que tout dossier de privatisation soumis au CPE comporte la position du syndicat, lequel siège au conseil d’administration de l’entreprise à privatiser.

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Conseil des participations de l’Etat

1. Bilans des opérations de privatisations de juin 2003 à fin 2005
Total des entreprises et actifs cédés : 238 dont  :

31 à des partenaires étrangers ; 
124 à des opérateurs privés nationaux ;
8 1 à des collectifs de salariés;

Secteurs des entreprises cédées : -I Agroalimentaire: 48; -II- Structures de froid agroalimentaire: 09; -III- BTPH : 12 ; -IV- Chimie- pharmacie 06; -V- Commerce. 62 ; -VI- Electro-industrie : 05 ; -VII- -Hôtellerie :  09; -VIII—Matériaux de construction : 32 ;-IX- Imprimerie : 13 ; -X- Mines : 05 ; -XI- Services portuaires : 03; -XII Sidérurgie-métallurgie: 01 ; -XIII- Mécanique: 01-; -XIV- Bureaux d’études et engineering: 05; -XV- Autres industries : 06 ; -XVI- Autres services : 06 ; -XVII- Actifs d’entreprises 15.

 

II Opérations de partenariat de juin 2003 à fin 2005
Nombre d’opérations conclues : 37. A retenir

La situation socio-économique de l’Algérie en 2005 par le chiffres

Voici les principaux chiffres résumant la situation  socio-économique de l’Algérie en 2005, communiqués hier à Alger par le chef  du gouvernement, M. Ahmed Ouyahia, lors d’une conférence de presse.          
Tous les chiffres concernent l’année 2005, sauf mention spéciale.                   

 - CADRE MACRO-ECONOMIQUE 
Croissance : 5,1%                 
PIB : 101 milliards de dollars US (USD)       
PIB par habitant : 3.100 USD Inflation : 1,6%
        
"La balance des paiements est largement positive. La monnaie nationale  est stable : durant toute l’année dernière, le dinar est resté stable par rapport  au dollar et il a regagné du terrain par rapport à l’euro"
(M. Ouyahia).                  

- INVESTISSEMENT :
Montant global : près de 1.200 milliards DA (plus de 16 milliards USD),  dont 730 milliards DA (plus de 60 %) par l’Etat, près de 250 milliards DA par  l’outil économique national (3,5 milliards USD) et plus de 200 milliards DA  par les entreprises étrangères (2,8 milliards USD).                   

 

DETTE EXTERIEURE :   15,5 milliards USD à la fin février 2006. Elle était de 16,4 milliards  USD au 31 décembre 2005 et de 21,4 milliards USD au 31 décembre 2004 (baisse  de 6 milliards USD en 14 mois).          En 1992, l’Algérie a consacré près de 9,3 milliards USD au service de  la dette.        
 De 1985 à 2005, l’Algérie a versé 117,9 milliards USD (près de 84 milliards  USD remboursement du principal et 34 milliards USD d’intérêts).                           

OBJECTIFS DE DÉVELOPPEMENT :
Programme quinquennal de soutien  à la croissance + programme complémentaire pour les wilayas du Sud et pour celles  des hauts plateaux :          
Budget : 8.000 milliards DA (plus de 100 milliards USD)         
Objectifs principaux : près de 1.200.000 logements, près de 500 lycées,  plus de 1.000 collèges, plus de 2.000 cantines et demi-pensions, près de 500.000  places pédagogiques universitaires et 50.000 de formation professionnelle, 40  hôpitaux, 10 barrages et plus de 10.000 km de routes nouvelles ou rénovées,  ainsi que le raccordement de plus de 600.000 foyers ruraux à l’électricité et  1.200.000 au gaz naturel. 

 

L’Algérie a décidé de payer par anticipation toute sa dette publique au Club de Paris
L’Algérie a décidé de payer par anticipation toute  sa dette publique échelonnée à 8 milliards de dollars au Club de Paris, a annoncé le Chef du gouvernement.         
"On a fait une demande en ce sens au Club de Paris", a-t-il précisé. 
La dette globale de l’Algérie qui était de "21,4 milliards de dollars  à la fin 2004" se situe "actuellement, à 15,6 milliards de dollars", a-t-il  ajouté.         
M. Ouyahia a encore fait savoir que la dette contractée par l’Algérie  auprès de la Russie , estimée à 4,7 milliards de dollars et qui vient d’être  annulée par Moscou, n’"était pas comptabilisée dans la dette globale car, a-t-il  expliqué, elle était évaluée en roubles et datait depuis longtemps".  "Il nous  a fallu de longues discussions" avec la partie russe pour établir son évaluation  en dollars, a-t-il relevé à ce sujet.         
"Le règlement du problème de la dette russe nous a permis d’ouvrir les  portes du Club de Paris pour payer par anticipation notre dette", a-t-il dit.          Par ailleurs, le Chef du gouvernement, a souligné que le taux de chômage  en Algérie qui se situait à "15,3% à la fin 2005" sera réduit "à moins de 10%  d’ici l’année 2009". Il a rappelé que ce taux était de 29% en 1998.         
D’un autre côté, M. Ouyahia a indiqué que le montant global des enveloppes  allouées au programme quinquennal de soutien à la croissance et aux programmes  de développement des régions du Sud et des Hauts Plateaux atteint "100 milliards  de dollars".

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L’Etat déterminé à appliquer les textes de la Charte pour panser les blessures
M. Ahmed Ouyahia, a affirmé hier que l’Etat est déterminé à appliquer les textes de la Charte pour la  paix et la réconciliation nationale, "dans la lettre et l’esprit, pour panser  les blessures de la société et renforcer les rangs de la nation".         
M. Ouyahia, a souligné que la mise en oeuvre  des textes de la Charte est "un lourd défi" qui répond aux aspirations à la  paix et la quiétude du peuple algérien, ajoutant que la situation sécuritaire,  "déjà bien rétablie à travers le pays", sera "renforcée" par cette mise en oeuvre.         
Il a également affirmé que cette mise en oeuvre des textes, "contrairement aux assertions colportées ici et là, quant au retard accusé, enregistre des  avancées depuis ces derniers 20 jours", en citant la mise en place de structures  chargées du suivi des textes à l’échelle locale.         
Dans ce contexte, il a précisé que "la liste exacte des personnes disparues  sont connues depuis 1994, soit 10.000 cas, dont deux à trois mille récusés, qui ont été mis communiqués aux walis qui gèrent les dossiers", ajoutant que  "le projet de texte portant réintégration et/ou indemnisation des travailleurs  licenciés, durant la tragédie nationale, sera soumis mercredi au Conseil du  gouvernement et la semaine prochaine au Conseil des ministres".         
A ce propos, il a souligné que les personnes concernées avaient été  écartées de leurs postes de travail en 1993, par un texte réglementaire dans  le cadre de "la lutte contre les formes de soutien au terrorisme".         
M. Ouyahia a assuré que "l’Etat lutte encore contre le terrorisme et  avec plus d’acharnement et préfère maintenir l’état d’urgence pour éviter de  recourir à l’adoption de nouvelles mesures pour la mobilisation des forces de  sécurité dans la lutte contre le terrorisme", précisant que quelque 17.000 terroristes  ont été éliminés à fin 2005.