13-04-2009
Confor
mément à
la Constitution
dans son article 75, «le Président de
la République
prête serment devant le peuple et en présence de toutes les hautes
instances de la nation, dans la semaine qui suit son élection». «Il
entre en fonction aussitôt après sa prestation de serment», stipule
la Constitution.
Le président du
Conseil constitutionnel, M. Boualem Bessaïeh, a proclamé hier soir
les résultats officiels et définitifs de l'élection présidentielle du
9 avril 2009.Le Conseil constitutionnel a rendu public à cet effet le
communiqué suivant :
« A l'issue de la clôture
officielle du scrutin du 9 avril 2009, le Conseil constitutionnel a été
rendu destinataire de l'ensemble des procès-verbaux centralisant les résultats
élaborés par les commissions électorales de wilaya et
la Commission
électorale chargée du vote des citoyens algériens résidants à l'étranger
ainsi que des documents électoraux en rapport avec la scrutin.
Après examen du contenu de ces procès-verbaux, le Conseil
constitutionnel, assisté de magistrats de
la Cour
suprême et du Conseil d'Etat, et après vérification, par des moyens
informatiques, des résultats qui y sont portés en se référant aux procès-verbaux
du recensement communal des voix et ceux de dépouillement des voix des
bureaux de vote, a arrêté les résultats du scrutin à la lumière des
corrections nécessaires qui ont induit la modification des résultats définitifs
dans certaines wilayas, notamment à Laghouat, Oum El Bouaghi, Alger,
Annaba, Constantine, M'Sila, Bordj Bou-Arréridj, El Oued, Tipasa et l'émigration.
Ces modifications de résultats se sont répercutées sur le nombre
des voix obtenues par la majorité des candidats. S'agissant des
contestations des opérations de vote, le Conseil constitutionnel a
enregistré la présentation de 57 recours. Après examen, 53 recours ont
été déclarés irrecevables, car n'ayant pas satisfait aux conditions légales
de forme, aux motifs qu'ils ne mentionnent pas la qualité du requérant
ou qu'ils ont été transmis après l'expiration du délai légal de présentation
de recours, soit après douze heures de la journée de vendredi 10 avril
2009. En revanche, le Conseil constitutionnel a accepté 4 recours
en la forme mais les a rejetés au fond, car portant sur des faits à
caractère général et sur des allégations dépourvues de preuves
attestant leur bien-fondé. A ce propos, le Conseil constitutionnel
souligne que la quasi-majorité des contestations, ont été présentées
par les représentants d'un seul candidat et que la plupart des candidats
qui ont exprimé leur mécontentement quant au déroulement des opérations
de vote, n'ont pas exercé leur droit de contestation et de recours devant
le Conseil constitutionnel que leur garantit la loi.
Le Conseil constitutionnel tient à rappeler, qu'en examinant les
contestations qui lui ont été déférées et dont la majorité a été
présentée par un seul candidat, il est tenu de se conformer aux textes législatifs
et réglementaires régissant l'élection présidentielle et que les
motifs de la plupart des rejets des contestations résultent du
non-respect des simples procédures de forme que les candidats ou leur
représentants pouvaient observer et partant, éviter leur rejet.
A cet égard, et soucieux de garantir les meilleures conditions à
l'exercice du droit de recours garanti par la loi électorale à
tout candidat ou à son représentant dûment habilité et à l'effet
d'une plus grande sensibilisation quant à leur droit de recours et
à la manière d'exercer ce droit, le Conseil constitutionnel rappelle
qu'il avait rendu, deux jours avant le scrutin, un communiqué dans
lequel il avait porté toutes les clarifications quant aux conditions, aux
modalités et au délai de présentation des recours auprès du greffe du
Conseil constitutionnel. Ce communiqué avait été transmis aux différents
organes d'information en vue d'une large diffusion.
Le Conseil constitutionnel considère que le nombre limité de
contestations, en comparaison avec les consultations présidentielles précédentes,
et le taux élevé de participation au scrutin, constituent un
indicateur clair quant aux conditions dans lesquelles se sont déroulées
les élections. Ces conditions qui ont permis aux électeurs de choisir,
en toute liberté, leur candidat habilité à conduire le destin du pays,
attestent de la régularité du scrutin, de sa sincérité et de sa
transparence.
Le Conseil
constitutionnel relève que le taux élevé de participation au scrutin présidentiel
traduit clairement l'existence d'une conscience politique mûre et d'un
engagement national responsable.
Le Conseil constitutionnel ne peut donc qu'exprimer son appréciation
quant à la participation large des citoyennes et citoyens au scrutin et
de relever que cet engouement pour l'exercice de leur droit
constitutionnel d'élection aura nul doute, un impact positif sur
l'approfondissement du processus démocratique pluraliste dans le pays et
contribuera, de manière efficiente, au renforcement des fondements de l'Etat
de droit.
Le Conseil
constitutionnel, En vertu des dispositions de
la Constitution
, Vu la loi organique portant régime électoral, Vu le règlement portant
règles de fonctionnement du Conseil constitutionnel, modifié et complété,
Après avoir rectifié
les erreurs matérielles et introduit les modifications nécessaires en
vue d'arrêter les résultats définitifs du scrutin, Les membres
rapporteurs entendus,
Les résultats définitifs de l'élection
du Président de
la République
sont arrêtés comme suit :
Electeurs inscrits : 20.595.683
Votants : 15.356.024
Taux de participation : 74,56%
Bulletins nuls : 925.771
Suffrages exprimés : 14.430.253
Suffrages obtenus par chaque
candidat par ordre décroissant :
Monsieur Bouteflika Abdelaziz : 13.019.787
Madame Hanoune Louisa : 649.632
Monsieur Touati Moussa : 294.411
Monsieur Younsi Mohammed Jahid : 208.549
Monsieur Mohand Oussaïd Belaïd : 133.315
Monsieur Rebaïne Ali Fewzi : 124.559
Considérant qu'en
vertu de l'article 71 (alinéa 2) de
la Constitution
, l'élection à
la Présidence
de
la République
est acquise à la majorité absolue des suffrages exprimés, Considérant
que le candidat Bouteflika Abdelaziz a obtenu, au premier tour du scrutin,
la majorité absolue des suffrages exprimés estimée à 7.215.127 voix,
En conséquence, proclame M. Bouteflika Abdelaziz Président de
la République
algérienne démocratique et populaire. Il entre en fonction aussitôt après
sa prestation de serment conformément à l'article 75 de
la Constitution. La
présente proclamation sera publiée au Journal Officiel de
la République
algérienne démocratique et populaire. »