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C’était un 19 mars 1990. Les députés de l’Assemblée
populaire nationale ont adopté la loi sur la presse. Cette même
presse allait payer cher cette liberté arrachée. Le tribut est
lourd, des dizaines de journalistes sont tombés sous la horde
criminelle durant la décennie noire pour que vive à jamais cette
jeune presse qui s’est fait du chemin depuis. L’une des toutes
premières victimes de la tragédie, Tahar Djaout, avait bien dit
"Tu parles tu meurs, tu te tais tu meurs, alors parles et
meurs" !
Les choses ont bien évolué depuis, des 30 titres tirant à
700.000 exemplaires par jour en 1988 on est passés actuellement
à plus de 250 titres de quelque 2 millions d’exemplaires sans
compter les trois chaînes de télévision et les trois chaînes
de radio nationales et 30 autres stations locales. Le secteur de
la communication emploie entre 12.000 et 15.000 travailleurs, dont
3000 journalistes. Ils étaient 1500 en 1990.
Avant 1990, El-Moudjahid détenait le plus grand tirage avec
340.640 exemplaires alors qu’aujourd’hui, El-Khabar
prend la tête des quotidiens avec 434.300 exemplaires/jour suivi
du Quotidien d’Oran avec 149.900 d’El-Watan avec 126.300 et de
Liberté avec 114.500.
Avec une masse salariale de 5000 à 6000 personnes, la presse écrite
algérienne consomme annuellement 50. 000 tonnes de papier.
Le champ de la communication ne cesse, en effet, de s’élargir
davantage avec notamment l’avènement des nouvelles technologies
qui ont vu naître 5000 cybercafés et la multiplication des
internautes qui seraient plus de 1,5 million de personnes.
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