Etat de l’économie nationale durant l’exercice écoulé

2006 : Croissance économique de 4,8% et hausse du PIB par habitant

Par : EL MOUDJAHID   Le : mercredi 21 février 2007


Un Conseil interministériel a été consacré à l’état de l’économie nationale de 2006. Voici le texte intégral du communiqué rendu  public hier:          
"M. Abdelaziz Belkhadem, chef du gouvernement, a présidé un Conseil  interministériel consacré à l’examen du tableau de bord de l’économie au 3ème  trimestre et les prévisions de clôture 2006.
Le Conseil a relevé la bonne tenue du cadre macro-économique et des  équilibres financiers intérieurs et extérieurs du pays.
C’est ainsi que la croissance économique enregistrée depuis le début  des années 2000, s’est poursuivie en 2006. Elle a été de 4,7% en moyenne annuelle  depuis le lancement du programme de soutien à la croissance économique (PSRE)  en 2001.          
L’année 2006 a été marquée par un léger recul de la production du secteur  des hydrocarbures, consécutif à nos engagements sur le marché pétrolier et à  la programmation de la maintenance des infrastructures de production.          
Le Conseil a noté que la croissance est restée en 2006 sur un niveau  relativement appréciable de 4,8% hors hydrocarbures, par rapport à 2005, en  relations notamment avec des accroissements de production, en termes réels et  par rapport à 2005, de :

+4,9 dans l’agriculture, dont une production céréalière de 40 millions  de quintaux, 

de près de 3% pour le secteur industriel public et privé. La performance  industrielle, si elle s’est améliorée par rapport à la moyenne de la période  2001-2005, est cependant restée modeste, ce qui souligne l’urgence de mise en  oeuvre de la stratégie industrielle en cours d’élaboration et appelée à apporter  la réponse nécessaire aux exigences de croissance soutenue et durable, de compétitivité  et de diversification de l’économie,                  

de près 10% pour le secteur des BTPH et de près de 5% pour les services,  secteurs qui ont tiré profit de la forte augmentation des dépenses publiques,  notamment d’équipement. Le produit intérieur Brut (le PIB) s’est élevé à environ 8.340 milliards  de dinars, ce qui donne un PIB par habitant de 3.443 dollars, contre environ 3.110  dollars en 2005.  

L’évolution des ressources disponibles en 2006 s’est traduite,  en termes réels, par une hausse de la consommation finale au rythme de 3,2%  et de l’investissement (accumulation brute de fonds fixes) au taux de 7,1%,  par rapport à 2005. Le taux d’accumulation (ou rapport de l’accumulation brute  au PIB) a été de près de 30%, soit un taux relativement stabilisé depuis 2001.         
Le Conseil a également noté la bonne tenue des prix des hydrocarbures,  qui a influé positivement sur les équilibres financiers internes et externes.         
Les principaux paramètres macro financiers de l’économie se sont améliorés  et dans ce cadre, il a été relevé : 

un excédent du compte courant d’environ 26% du PIB,          

un excédent de la balance des paiements de près de 17% du PIB,          

des réserves de change d’environ 38 mois d’importation de biens et  services, soit 78 milliards dollars,          

un excédent budgétaire qui représente près de 15% du PIB, compte non  tenu du fonds de régulation des recettes, 

une dette extérieure ramenée à environ 4% du PIB contre 16% en 2005.

L’amélioration notable des principaux indicateurs macro-économiques  a été également confortée par les efforts déployés pour préserver un cadre macro-économique  stable et à ce titre, le Conseil a relevé que l’inflation continue d’être maîtrisé  et a été de 2,5% en année pleine 2006.         
L’évolution favorable de la situation économique et sociale a permis  la poursuite, à un rythme plus rapide, des créations d’emploi et de réduction  du chômage, dont le taux est évalué à 12,3% en octobre 2006, par référence à  l’enquête réalisée par l’ONS sur l’emploi et le chômage", conclut le   communiqué.