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[ L'événement ]
Youm
El Ilm
Des moments forts, hier, dans la ville de Ben
Badis
L’Algérie
profonde retrouve avec fierté son Président
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Par : D. K. Le : dimanche
16 avril 2006
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 | Les
populations de la wilaya de Constantine ont
réservé un accueil |
particulièrement
chaleureux au Chef de l’Etat
Les
habitants de Constantine ont réservé, hier, un
accueil particulièrement chaleureux au Président de
la République, M. Abdelaziz Bouteflika, en
visite d’inspection et de travail dans la wilaya.
En plus de la foule compacte qui s’était massée, tôt
le matin, tout au long de l’itinéraire emprunté
par le cortège présidentiel, depuis l’aéroport
jusqu’à la rue Larbi Ben M’hidi, plusieurs
milliers de personnes se sont regroupées aux abords
et sur la place des Martyrs, cœur palpitant de la cité
du Vieux-Rocher.
Des groupes folkloriques de toutes les régions du
pays, les salves de "baroud", les
vivats assourdissants et enthousiastes des citoyens et
les youyous ont accompagné le Chef de l’Etat
le long de son parcours à pied depuis
la Grande Mosquée
qu’il venait d’inaugurer rue Ben M’hidi.
Le Président de la République, répondant les bras
levés aux cris de la foule, devait traverser la
chaussée, tantôt pour échanger des propos avec
les citoyens, tantôt pour prendre dans ses bras
des enfants.
Le parcours à pied du Chef de l’Etat, sur
environ
800 mètres
, effectué au cœur de la place de Martyrs, noire de
monde, s’est achevé, pour le symbole, par un
échange de propos avec des citoyens rassemblés sous
une immense bannière verte et noire par
laquelle les supporters du doyen des clubs de football
de l’Est algérien, le Club Sportif
Constantinois (CSC) ont tenu à souhaiter la bienvenue
au Président Abdelaziz Bouteflika et à lui exprimer
leur soutien.
Le cortège présidentiel s’est ensuite dirigé vers
le cimetière où le Président de la République a déposé
une gerbe de fleurs et s’est recueilli devant la
tombe du cheikh Abdelhamid Benbadis, le père du
mouvement de la renaissance algérienne.
Le Président Abdelaziz Bouteflika s’est rendu après
cela à l’université Emir Abdelkader des sciences
islamiques où il doit présider l’ouverture d’un
séminaire national sur "La démocratie en Algérie
: réalité et perspectives".
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A l’écoute du Président ( Extaits)
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«Je
ressens les blessures des familles victimes du terrorisme.
Que d’orphelins, de veuves, de mères qui ont tout perdu.
S’il y a une solution autre que la réconciliation
nationale, j’adhère».
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«J’ai veillé maintes fois, passé
des nuits blanches, avant de prendre cette décision. Il
n’y a pas de solution de rechange, et il n’y aura pas
d’Algérie sans sécurité et stabilité. Maintenant, la
justice est en marche, et avec une célérité qui a surpris
le peuple. Quand nous prenons des engagements, nous les
respectons. L’Algérie ouvre ses bras à tous ses enfants.
Quant à celui qui ne choisit pas l’Algérie, nous serons
un rempart contre lui».
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«Le pardon est une vertu propre à
l’homme, mais pas l’oubli. On peut pardonner mais pas
oublier pour ne pas retomber dans les mêmes erreurs. Je
n’incrimine aucun ancien responsable politique ou
militaire. C’est l’ensemble de la société qui est
responsable».
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«Je visite le pays régulièrement,
et je constate que le secteur public est défaillant. Le
contrôle est nécessaire et indispensable».
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«C’est ça être mahgourin, alors
qu’à l’indépendance, l’Algérie comptait déjà 3000
mosquées et elles sont des dizaines de milliers
aujourd’hui, sans compter les salles de prière. Que
quelqu’un m’interpelle sur la science, l’accès aux
nouvelles technologies, je comprendrai. Notre religion
n’appelle-t-elle pas au savoir ? Où est notre place dans
le monde, quelle sera-t-elle demain, voilà les véritables
interrogations».
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«Le
génocide du 8 mai 1945 n’était pas dirigé contre le
peuple algérien seulement, il visait aussi et surtout
l’identité algérienne et ses fondements. C’est une
entreprise d’acculturation, de dépersonnalisation destinée
à anéantir l’âme, la personnalité et l’identité algériennes.
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Où en sommes nous de Abou Bakr
Seddik, référence de Ben Badis en termes de démocratie ?»
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«La
presse bénéficie de larges espaces de liberté, je
resterai vigilant sur le fait de ne pas revenir aux années
90».
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«Nous
sommes passés de la légitimité révolutionnaire à la légitimité
constitutionnelle. Il faut que cette idée soit admise par
les extrêmes qui veulent imposer leurs vues. Les deux pôles
de l’extrémisme que sont les islamistes et les laïcs
doivent être isolés».