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L’Algérie citée en exemple à Paris pour sa bonne gestion des recettes pétrolières

Par : EL MOUDJAHID   Le : mardi 16 mai 2006

 


L’Algérie, dotée d’un fonds de régulation des recettes,  a été citée en exemple pour sa bonne gestion de la manne pétrolière, lors de  la présentation hier à Paris d’une étude de perspectives économiques en Afrique  co-rédigée par la Banque africaine de développement et l’OCDE.         
La cinquième édition des “Perspectives économiques de l’Afrique” (PEA),  couvrant une trentaine de pays dont l’Algérie relève que “pour la troisième  année consécutive, l’embellie des économies africaines devrait se prolonger”  avec une croissance de 5,8 % en 2006 et 5,5 % en 2007.  Les “PEA” estiment qu’“à première vue, les grands bénéficiaires de  l’embellie ont été les pays pétroliers”. “Biens utilisés, les revenus provenant  de l’exploitation des ressources naturelles pourraient contribuer de façon décisive”  au développement économique et social des pays producteurs, soulignent des  économistes de l’OCDE, Lucia Wegner et Nicolas Pinaud, qui ont présenté les  “PEA”.         
A titre d’exemple, ils ont cité l’exemple de l’Algérie où “la formulation  du budget se base sur une estimation très prudente des prix du pétrole, toute  plus-value issue d’un niveau de recettes de fiscalité pétrolière supérieur aux  prévisions de la loi de finance alimentant le fonds de régulation des recettes».         
Les mêmes économistes font valoir que “pour la période 2005-2009, 10  milliards de dollars, soit 16 % du budget total, devraient être ainsi alloués  aux infrastructures de transport”.         
Par ailleurs, dans l’étude de cas consacrée à l’Algérie, les “PEA”  soulignent que “la gestion prudente de la rente pétrolière actuellement  en œuvre a permis de réduire l’endettement tout en maintenant les réserves à  un niveau appréciable».