|
L’Algérie, dotée d’un fonds de régulation des
recettes, a été citée en exemple pour sa bonne
gestion de la manne pétrolière, lors de la présentation
hier à Paris d’une étude de perspectives économiques en
Afrique co-rédigée par
la Banque
africaine de développement et l’OCDE.
La cinquième édition des “Perspectives économiques de
l’Afrique” (PEA), couvrant une trentaine de pays
dont l’Algérie relève que “pour la troisième
année consécutive, l’embellie des économies africaines
devrait se prolonger” avec une croissance de 5,8 %
en 2006 et 5,5 % en 2007. Les “PEA” estiment
qu’“à première vue, les grands bénéficiaires de
l’embellie ont été les pays pétroliers”. “Biens
utilisés, les revenus provenant de l’exploitation
des ressources naturelles pourraient contribuer de façon décisive”
au développement économique et social des pays producteurs,
soulignent des économistes de l’OCDE, Lucia Wegner
et Nicolas Pinaud, qui ont présenté les “PEA”.
A titre d’exemple, ils ont cité l’exemple de l’Algérie
où “la formulation du budget se base sur une
estimation très prudente des prix du pétrole, toute
plus-value issue d’un niveau de recettes de fiscalité pétrolière
supérieur aux prévisions de la loi de finance
alimentant le fonds de régulation des recettes».
Les mêmes économistes font valoir que “pour la période
2005-2009, 10 milliards de dollars, soit 16 % du
budget total, devraient être ainsi alloués aux
infrastructures de transport”.
Par ailleurs, dans l’étude de cas consacrée à l’Algérie,
les “PEA” soulignent que “la gestion prudente de
la rente pétrolière actuellement en œuvre a permis
de réduire l’endettement tout en maintenant les réserves
à un niveau appréciable».
|