L’Algérie inaugure les Journées culturelles arabes de Prague en présence de Madame Zuzana Paroubek, épouse du chef du gouvernement tchèque –

hôtel InterContinental de Prague

le 13 juin 2005

Au bord de la VLTAVA

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« C’est toute la diversité des cultures algériennes, fruits d’héritage entrecroisés, que nous nous sommes données pour tâche de mettre en évidence dans cette exposition… »

 Après avoir remercié les invités de l’Algérie, venus nombreux assister au vernissage de l’exposition de calligraphie et d’enluminure animée par Madame Saliha Khelifi, en particulier Madame Paroubek, épouse du Premier ministre tchèque et invitée d’honneur, Monsieur Moulay Mohammed Guendil, Ambassadeur d’Algérie à Prague a tenu à rendre « un vibrant hommage à la femme algérienne qui a contribué à travers toute notre histoire à faire vivre et à préserver l’âme de notre Nation dans ses hautes vertus de dignité, de courage et d’abnégation… »

         Cette manifestation algérienne qui s’est tenue à l’hôtel InterContinental, en plein centre de Prague, inaugurait les journées culturelles arabes (du 13 au 23 juin), organisées sous le parrainage de Monsieur Cyril Svoboda, Ministre des Affaires Etrangères.

         L’assistance nombreuse, composée de représentants du Corps diplomatique, d’institutions et d’organisations tchèques, de ressortissants algériens et arabes, a eu à découvrir tout un florilège de lacis ornementaux, d’entrelacs, de motifs floraux et animaliers dans la plus pure tradition arabo-musulmane, mais également des « percées » comme cette calligraphie en « flammes » ou flamboyante comme on nommait le gothique tardif. Il y avait également ce rapprochement pictural avec des thèmes musicaux, qui tout en rendant hommage à Chopin, Dvorak, Smetana ou encore Abdelwahab Salim, avive et repousse les limites de l’imagination. Le signe berbère, quant a lui, antique et majestueux se prête à toute forme de stylisation – Saliha Khelifi a succombé à son charme

 La manifestation s’est terminée par une soirée gastronomique, véritable farandole colorée de mets goûteux où l’Algérie s’est dévoilée de manière insolite.

         « L’art culinaire algérien d’origine berbère, dira Monsieur Guendil, demeure avant tout une survivance de pratique antique, héritage gréco-romain. Il y a eu plus tard les apports arabe, ottoman et euro-méditérannéen. Cependant, ce sont surtout les réfugies andalous qui ont donné à la cuisine algérienne ses lettres de noblesse par la multiplicité des produits et par leur savoir-faire ».

         Rendez-vous a été pris pour la deuxième journée (le 20 du même mois) où l’Algérie se manifestera au bord de la Vltava à travers les œuvres de quelques-uns uns de ses poètes, de la musique andalouse et Haouzi.