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Le nombre de faits d'histoire consignés dans la pierre algérienne est incalculable car il n'est pas un seul coin de la terre de l'Algérie qui ne soit pas, à un moment ou à un
autre, trouvé au rendez-vous d'événements importants dont il ne conserve pas encore le
témoignage.
Plus de 300 monuments et sites relatifs à ces événements sont
classés. Les plus importants sont:
ALGER
D A R A Z I Z A
C'est le type même de la maison algérienne
(somptueuse avec une très jolie cour de marbre
et jet d'eau. Ce palais qui était attenant à la jénina servait de résidence aux hôtes de distinction de passage à Alger. M O S Q U E E K E T C H A O U A Mosquée
Ketchaoua, cathédrale Saint Philippe pendant cent trente
ans, puis de nouveau mosquée Ketchaoua, tel est le destin de ce temple où l'on prie depuis près de quatre siècle. D A R H A S S A N B A C H A Palais d'Art
Mauresque, construit en 1791 par Hassan Dey d'Alger
(1791-1797) et défiguré par des aménagements modernes commencés en 1839. H A M M A M S I D N A Considéré comme le bain des
Deys, datant du 16ème siècle, ce bain maure est le plus ancien encore en
fonctionnement. D A R M U S T A P H A Palais construit par le Dey Mustapha Pacha en 1797 pour sa
famille, il occupe uns superficie de 709 m2 et contient plus de 500.000 carreaux de faïence
anciens de valeur. D A R K H E D A O U D J C'est l'ancien palais d'Ahmed Raïs construit en 1572, devenu propriété d'une des filles du Dey Hassan Pacha au 18ème siècle. Ce palais abrite
aujourd'hui le Musée Nationale des Arts Populaires. D A R A H M E D C'est également un bel ensemble architectural du début du 19ème siècle qui a vraisemblablement fait partie de la
jénina.
L A M O S Q U E E B E T C H I N E
Mosquée construite en 1622 par un corsaire d'origine
italienne, Piccinino, qui fût
grand amiral de la flotte algérienne. D J A M A A D J E D I D (Mosquée
neuve) Elle est construite en 1660 par,
dit-on, la corporation des Bahâra (pêcheurs). Monument assez particulier par son
style. D J A M A A E L K E B I R La grande mosquée construite à la fin du 11ème siècle (5ème de l'Hégire) par les
Almoravides. C'est la plus importante mosquée de la ville.
BEJAIA
R U I N E S R O M A I N E S Vestiges des
remparts, grandes cisternes, sépultures et tombes antiques. B A B E L B A
H R La porte de la mer demeure le seul vestige de l'art
Hammadite, le palais ayant complètement disparu. L A C A S B A H Vestiges de la
période Almohade F O R T M O U S S A Dit fort
Barral, construit au XVI ème siècle par Pedro de Navarro, panorama sur le
golfe. P I C
D E S S I N G E S À 430 m de hauteur, à des points de vue les plus beaux qu'il soit permis d'admirer. F O R T D E G O U R A Y A À 660 m
de hauteur, site séduisant et pittoresque avec une vue panoramique sur les deux Kabylies et le
Djurdjura.
SETIF
D J E M I L A - C U I C U L Fondée par l'empereur
Nerva, sur le site de l'ancienne Cuicul, appellation Numide, Djemila fut sans doute le premier établissement humain installé sur ce lieu, située au
Nord-Est de Setif en
bordure des Monts de Ferdjioua. Le plan de la ville, adaptation du plan de Timgad, rigoureux et
idéal, fut conçu sans doute par un officier du génie de la IIIe légion sous Trajan.
ANNABA
L E S R U I N E S D´H I P P O N E Ancien comptoir
phénicien, implanté au XI ème siècle avant J.C, elle devient une ville Numide
prospère, alliée de Carthage, jusqu'à la chute de
celle-ci au III ème siècle avant J.C, Gaïa père de
Massinissa, fit d'Hippone une des capitales de son royaume. Après la défaite de
Jurgurtha, l'Hippone Numide fut annexée à la province romaine d'Africa Nova, elle est le siège épiscopal de saint
Augustin.
La basilique fut construite vers la fin du siècle (1881-1900), réplique de la cathédrale de Carthage, elle fut réalisée en marbre de
Filfilia, Guelma, Chemton, en onyx d'Ain Smara et en granit rose de l'Edough.
GUELMA
D E S V E S T I G E S A N T I Q U E S Thermes,
cisternes, et surtout le théâtre romain reconstitué sur les bases d'un théâtre antique, sur la scène, adossées au
mur, sont exposées les colossales
statues d'Esculape et de Neptune.
SOUK-AHRAS
S I T E S A R C H E O L O G I Q U E S D E M A D A O U R O U C H Madaouros, veille ville
Numide, érigée en colonie romaine vers
la fin du 1er siècle, fut célèbre par ses
écoles. Saint Augustin y fit ses études. Elle abrite d'importants sites
archéologiques: Ruines romaines, mausolées, théâtre,
thermes, basilique chrétienne et le Fort byzantin.
BATNA
T I M G A D
Il est situé à 37 km de
Batna, sur le versant septentrional, des Aurès à 1072 m d'altitude , est l'ancienne Thamugadi, développé sous Trajan à partir de l'année 1000 de notre ère, elle se situé sur une voie romaine reliant Lambèse à Mascula et à Theveste. Vers le début du VIème siècle, elle fut détruite par les montagnards, rebâtie par les
byzantins, elle fut à nouveau détruite lors de la conquête arabe.
L'originalité de Timgad réside dans son étonnante richesse culturel, du 1er au 3éme siècle, elle a eu ses architectes, ses décorateurs, ses mosaïstes, les Numides à l'intérieur de l'art romain furent des créateurs.
Le Timgad comprend :
 | Cardo Nord: large voie dallée bordée de colonnes conduisant à l'entrée principale du Forum.
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 | La Bibliothèque, le Decumanus maximus: c'est la voie transversale qui croise le Cardo à son extrémité à la limite Forum.
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 | Le Forum, les thermes du Sud, le théâtre, le Ford Byzantin, le capitole, le marché de Sertius et l'arc de Triomphe de Traja, qui est érigé au 2ème siècle à l'honneur de la victoire de Trajan sur les pathes.
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M'ZAB
Les cinq villes de M´zab construites en forme de pyramide
colorée, elles sont le fruit du travail de l'ingéniosité, de la persévérance des Ibadites se Sédrata et
Tahert, qui ont réussi à créer un ensemble
urbanistique assez remarquable pour susciter l'intérêt des architectes du monde
entier.
Autour de chaque
ville, on rencontre des nécropoles renfermants des monuments les plus
étonnants. Les monuments de Ghardaïa
Ghardaïa, la capitale du M´zab fut édifiée au XIème siècle, d'après la
légende, par Sidi Bou Gdemma, qui épousa Daya, la femme solitaire, elle est connue par sa grande
mosquée, au minaret d'inspiration soudanaise, à la forme d'une
forteresse. On y pénètre par une cour à arcades; l'intérieur y
est d'une majestueuse simplicité.
T O U G G O U R T
C'est la ville la plus importante de l'oued R'hir, de la dynastie des Ouled Djllal, rois de Touggourt, il reste les tombeaux, monuments de pierres abrités dans une kouba coiffée d'une magnifique coupole.
Le quartier du Ksar avec ses ruelles couvertes est particulièrement pittoresque. De haut du minaret
de la mosquée, le panorama sur la ville et les palmeraies environnantes, est exceptionnel.
L E S O U F
Au milieu du grand Erg oriental, dans une véritable mer de sable, entre l'oued R'hir et le sud tunisien, s'étale le Souf qui est une des régions les plus pittoresque du grand sud.
LE GRAND ERG OCCIDENTAL
Antique route du Soudan, carrefour des civilisations de la Méditerranée et de l'Afrique, jalonnée entre Béchar et Adrar de riantes oasis: Taghit, Béni - Abbés, Timimoun… la vallée de l'oued Saoura longe le grand erg occidental.
T A G H I T À
93 km au sud de Béchar, Taghit est une des plus belles oasis du Sahara, véritable nid de verdure à la lisière du Grand Erg Occidental. C'est un centre choisi, il y a des millénaires comme centre d'une florissante civilisation néolithique. Les silex taillés, abondants dans la région attestent une grande densité de population de ces
lointaines époques préhistoriques, et aussi on peut admirer les gravures rupestres représentant des animaux qui vivaient dans la région. B E N I - A B B E S Comme Taghit, Beni-Abbés fut un des lieux sahariens des civilisations paléolithique et néolithique, l'oasis actuelle remonte probablement au XIème
siècle. Il existe un musée saharien regroupant d'importantes collections: minéralogie et fossiles, objets préhistoriques, provenant surtout des gisements néolithiques de Heded Baba Hatda et Mahrouma, objets de l'artisanat saharien, galerie zootechnique. Un petit zoo existe en annexe du musée, où sont regroupées des espèces les plus
représentatives du désert: reptiles, rongeurs, carnivores, insectes, oiseaux de proie... En plus loin, dans un creux du terrain, se trouve l'Ermitage que le père Foucauld érigea lui même au début du siècle, il y vécu pendant 4 ans, avant d'aller en 1905 s'établir définitivement dans le Hoggar. L E G O U R A R A Le
Gourara regroupe les oasis du Sahara au sud du Grand Erg Occidental où les dunes blanches, de formation récente, ou blonde , de formation plus ancienne, s'étendent en puissantes vagues constamment brassées par le vent. Timimoun occupe une position stratégique au dessus du Gourara, c'est un berceau d'une région touristique, avec ses
palmeraies, ses Ksours, elle est bâtie sur la couverture crétacée du Tadmait, est séparée des grandes dunes par la palmeraie et la sabkha. L E T O U A T E T S E S O A S I S La Touat s'étend entre le plateau de Tadmait au Nord - Est et l'Erg Chech au
Sud Ouest. D'une oasis à l'autre, c'est l'immensité, l'inconnu, l'étrange, le féerique, devant ces espaces infinis où une luxuriante oasis semble dévorée par le sable. C'est d'une région très touristique. Tamantit, cette ancienne capitale religieuse du Touat fut pendant les XIIIe et XIVe siècles une importante étape caravanière entre
Sijilmassa au Maroc et le Mali. Dans cette région, une idôle ancienne, à tête de bélier, remonte au vieux culte Numide.
LE TASSILI N'AJJER ET LE TASSILI DU HOGGAR
Le Grand sud, le haut lieu du tourisme algérien qui a travers
montagnes, plateaux, gorges et vallées offrent des paysages d'une beauté
exceptionnelle.
Plusieurs circuits et itinéraires qui plongent le visiteur dans un monde d'éblouissement. l'Assekrem, trônant à prés de 3000 mètres d'altitude, le plus haut sommet de l'Ahaggar où se niche l'ermitage de Charles de
Foucauld. L'Assekram offre à voir le plus beau coucher du soleil au monde. Le
spectale est saisissant. Idels,
Tanifet, Adriane et Abalessa: des lieux de préhistoire et de l'histoire, vestiges d'occupations néolithique et pierres
polies, tombeau de Tinhinan sont des haltes toutes indiquées pour la
découverte.
De Tamenrasset à
Hirofok, un itinéraire de plus de 140 km, jalonné de points d'eau
(Agelman en Tamahaq) et de Gueltas accrochées au flanc des
montagnes, étirés sur plusieurs kilomètres; la végétation et la faune sont
abondantes: laurier rose, menthe sauvage, et le comestible
poisson, le barbeau. Le grand
sud, c'est aussi et surtout les sites archéologiques, les plus étonnants du monde qui parsèment son territoire depuis les premiers contreforts de la
Taffedest, dans l'Ahaggar à la vallée de l'Oued Dhera, sur le plateau hérissé du Tassili N'Ajjer.
Plus de 10 mille an d'histoire du Sahara y sont gravés et
peints. On y rencontre des scènes de chasse, de guerre, des scènes de la vie quotidienne des différentes populations qui ont autrefois habité
cette contrée désertique. De la période des têtes rondes, à celle dite du cheval, les images se succèdent, se superposent parfois, s'allongent sur plusieurs kilomètres pour représenter des buffles, des girafes, des bœufs, des danseurs masqués, des Dieux géants, des déesses cornues.
Et dans leurs richesses, la variété dans les styles et les couleurs, font du grand sud une galerie d'art à ciel ouvert. Le Hoggar et le
Tassili, l'un comme l'autre sont classés au patrimoine mondial par l'UNESCO.
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